<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698</id><updated>2012-01-11T14:04:22.351+01:00</updated><category term='Lettre XIII'/><category term='Fragment #4'/><category term='Lettre V'/><category term='Fragment # 10'/><category term='(Absence I)'/><category term='Lettre XXVII'/><category term='Lettre III'/><category term='Lettre VII'/><category term='Lettre XX'/><category term='Lettre XXV'/><category term='Lettre XVIII'/><category term='Lacho drom mur pral'/><category term='Lettre XVI'/><category term='Une rencontre'/><category term='Lettre XII'/><category term='Lettre I'/><category term='Lettre XV'/><category term='Fragment # 6'/><category term='Lettre VIII'/><category term='Lettre XXI'/><category term='Fragment # 8'/><category term='(Voix)'/><category term='Lettre XXIII'/><category term='Lettre XIX'/><category term='Lettre XI'/><category term='Fragment #2'/><category term='(Extrait d&apos;aube)'/><category term='Fragment # 3'/><category term='Fragment # 1'/><category term='Fragment #5'/><category term='Lettre XIV'/><category term='Heritage #1'/><category term='Lettre X'/><category term='Lettre II'/><category term='Fragment # 9'/><category term='Lettre IV'/><category term='Lettre XXVIII'/><category term='Lettre XXII'/><category term='(ombre chinoise)'/><category term='Lettre IX'/><category term='Lettre XXVI'/><category term='Lettre XVII'/><category term='Fragment # 7'/><category term='Un pas'/><title type='text'>L'être ouverte</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>52</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-2794245295101393272</id><published>2010-07-15T21:24:00.002+02:00</published><updated>2010-07-15T21:44:52.761+02:00</updated><title type='text'>Cécile est une conne</title><content type='html'>Puisque le livre, ces pages en somme, vont être éditées, en toute logique, ce soir, je me suis dit « relis donc le manuscrit ma fille, et vois ce que tu peux encore peaufiner et blablabla, et blablabla… » Et voilà que soudain, ça m’explose à la gueule : tu n’es pas là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah !...elle a l’air fin la demoiselle ! Ca fait des années que tu n’es plus là, il serait temps de vraiment s’en rendre compte tu ne crois pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’aura fallut tout un hiver pour l’écrire ce putain de livre, pour raconter, te raconter… Un hiver où j’ai cessé de faire semblant, semblant d’avoir oublié, et que je t’ai senti tout à côté. A chaque texte, chaque phrase, ta présence, là. Et j’en ai pleuré des nuits, et des nuits je t’ai senti  tout près, à te toucher. Encore. Comme avant, comme si il n’y avait plus de temps…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis le printemps a succedé à l’hiver, les pages sont devenues petit pavé à envoyer…les réponses à attendre…les pourparlers…et j’ai repris ma vie comme si de rien n’était. J’ai meme dit je t’aime, j’ai même dit que j’allais me marier, j’ai même cru qu’une autre vie commençait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà l’été. Je ne dis plus je t’aime à personne, et le petit pavé va me glisser des mains… Et je devrais être heureuse, et ne le suis pas. Parce que je t’en veux de n’être pas là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je m’en veux d’éprouver le besoin pathétique de cette exhibition…encore elle… mais si je ne  peux plus rien te dire à toi, il faut bien que je le dise à tous ! Ils ne seront pas de trop pour cacher ton absence. ..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastien, le temps qui passe ne change rien. On aime une fois, une seule fois je crois, après ce n’est que la vie qui se poursuit, ce n’est plus soi, ce n’est plus l’Autre, c’est la vie, c’est tout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne devrait peut être jamais tant se donner, tant recevoir. On ne devrait pas. On ne pense pas aux jours qui restent, à ceux d’après. A ce gout du donner qu’on a trop pris et qu’on ne peut plus contenter, parce que l’Autre ne revient plus, parce qu’il n’est plus. Et ceux qui viennent, ceux d’après, ils ne comprennent pas, ils ne savent pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je nous ai tous trompé. Eux, toi, moi. Je m'en rends compte ce soir. Je n'ai rien dit, rien raconté, j'ai mis tous les temps au passé, j'ai oublié le présent, je me suis protégée...j'ai oublié de donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ne vais rien lâcher non. Je vais relire oui. Je vais même gommer l'imparfait, je vais arrêter de me cacher. Je vais la rendre ma copie, la vraie, celle où je dis que je t'aime et non que je t'ai aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais arrêter d'être conne un peu, pour changer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-2794245295101393272?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/2794245295101393272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=2794245295101393272&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/2794245295101393272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/2794245295101393272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2010/07/cecile-est-une-conne.html' title='Cécile est une conne'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-2384138456277306617</id><published>2009-11-18T17:34:00.006+01:00</published><updated>2009-11-18T18:12:55.325+01:00</updated><title type='text'>Au revoir</title><content type='html'>Il y a environ quatre mois, je laissais ici la première lettre. Aujourd'hui, je viens y déposer la dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quatre mois pour tenir une promesse, celle faite d'une gamine de quinze ans à un autre, pas beaucoup plus vieux et pourtant... Pourtant, il aura fallut attendre des années pour se sentir assez grand.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A travers ces quelques lettres d'écrites, à travers vos regards posés dessus, vos échos...je pourrais me penser quitte, mais m'aperçois que tout commence seulement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec ces quelques mots, ces quelques briques, je vais continuer de construire. Pas un mur non, mais une passerelle. Un bel ouvrage comme on dit. Fait de mes mots, des siens et de ceux de demain. Et lorsqu'ils seront tous réunis, réconciliés, je les raccommoderai dans un même livre. Un vrai. Un de grandes personnes. Puisque c'est ce que je suis devenue. Puisque lui aussi le deviendra avec moi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce livre, un jour, je l'espère, se retrouvera sur un rayonnage de librairie. Et des inconnus, des qui ne l'ont pas vu, et ne le verraient sans doute pas plus aujourd'hui, tendront la main, saisiront ce livre. Cette douce ironie sera un beau clin d'oeil, la fin d'un cercle redevenu libre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais pour faire tout cela, j'ai besoin d'être un peu égoïste. Les derniers pas ne les faire qu'avec moi et Lui pour compagnie. Alors, je vous dis au revoir. Vous remercie de ce bout de chemin fait ensemble ici. Nous nous retrouverons, ailleurs, grandis, puisque je l'ai promis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cécile&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 240px; DISPLAY: block; HEIGHT: 163px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5405492445190116914" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SwQqvUedVjI/AAAAAAAAEQc/RO4WjpdVLEw/s320/2153836227_small_1.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-2384138456277306617?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/2384138456277306617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=2384138456277306617&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/2384138456277306617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/2384138456277306617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/11/au-revoir.html' title='Au revoir'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SwQqvUedVjI/AAAAAAAAEQc/RO4WjpdVLEw/s72-c/2153836227_small_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-751480436989446892</id><published>2009-11-17T18:16:00.008+01:00</published><updated>2009-11-17T21:39:07.028+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment # 10'/><title type='text'>Fragment # 10</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On s'était arrêtés là, appuyés au grand porche, juste le temps de rouler une cigarette. Le paquet de tabac posé sur la cuisse, tout en faisant jouer le papier entre tes doigts, tu regardais d'un air dubitatif l'édifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce n'est pas habité par les bonnes personnes, c'est dommage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En disant cela, mains jointes et clope au bec, tu t'étais avancé à petits pas vers moi comme un communiant. Postée devant la porte, je m'étais effacée te faisant signe d'entrer, mais tu avais haussé les épaules prenant mes mains pour leur faire palper tes poches. Elles étaient vides et tu les avais même fait ressortir de ton jean. Puis, t'empoignant par le col de ton pull, tu t'étais entraîné plus loin et laissé tomber sur le parvis sous mes éclats de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est mieux non?!&lt;br /&gt;- Ah! oui! Assurément... N'empêche que je serais bien rentrée... pour voir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande porte était fermée, mais il y en avait une plus discrète d'ouverte sur la droite. Tu avais passé une main dans tes cheveux tentant de discipliner tes épis et t'étais signé, tête baissée. J'en étais bouche bée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Maman y croit dur comme fer à ces conneries, alors bon... je peux pas lui faire ça...&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était la première fois que tu parlais de ta mère. Et que tu l'appelles maman m'avait fait m'arrêter tout net. Maman pour moi, c'était un mot si grand, si doux. C'était l'ombre penchée pour le baiser du soir, la poitrine sur laquelle se serrer fort... Était-il possible que la tienne ait été celle-là? Qu'elle le soit encore dans ta bouche et que toi tu sois là, qu'elle ne t'y cherche pas? N'avait-elle pas perdu le droit d'être encore cette femme-là?... Tu avais dit cela avec une telle simplicité, une telle évidence, faisant ce signe de croix stupide, répétant les gestes qu'elle t'avait sans doute appris, avant... Était-ce beau ou à vomir? Les deux sans doute, mais c'est la nausée chez moi qui l'avait emporté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle a beau jeu de croire tiens! Elle...&lt;br /&gt;- On est pas responsable de ce à quoi on croit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu m'avais poussé en même temps du coude pour avancer mettant fin à la conversation qui n'avait pas commencé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond de la nef, il y avait un petit attroupement, les répétitions d'un concert à venir apparemment. On s'était assis dans un coin pour les écouter un peu. Installé sur le bord de la chaise, accoudé à celle de la rangée de devant, tu n'en perdais pas une miette, allant de l'un à l'autre, te tordant le cou pour mieux voir tel ou tel instrument, de très beaux, très anciens, desquels je ne pus te donner les noms que tu me demandais. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;À la première note jouée, tu avais cessé presque instantanément de gigoter sur ta chaise. Du fond de la mienne, je n'avais même pas eu à tourner la tête pour voir ton profil. Tu fixais la soliste avec une rare intensité, comme si tes oreilles ne te suffisaient par pour l'écouter, comme si tes yeux mêmes avaient besoin de s'ouvrir plus grands. Je connaissais cet air, les lamentations de la nymphe, Monteverdi. Ta bouche légèrement entrouverte tremblait à chaque note plus haute et je sentais ton corps même se raidir un peu, comme si tu craignais qu'elle se brise. Tu plissais le front, le regard embué de larmes. Tu n'étais plus là je crois. Tu étais quelque part, chez toi peut-être... enfin. Un quelque part d'assez vaste pour t'envelopper tout entier, d'assez proche pour sous tes paupières laisser un baiser humide. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et l'indicible tristesse de cette voix, allant se brisant sans cesse, mais ne cessant un instant de s'offrir, c'était elle qui soudain semblait t'écouter, qui te retournant comme une peau te déversait dans ses plaintes, te roulait, te charriait dans son lit. Elle qui, comme une mère, te balançait contre son cœur, seule à même d'écouter tes peurs et tes peines et d'avec toi les porter et les ressentir comme aucun autre être sur la terre... Et je repensais à ce signe de croix, à ce geste, à ce maman dans ta bouche... Non, on n’est pas responsable de ce à quoi on croit. Ni de à qui l'on croit. On est juste responsable d'éteindre ou non sa lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'était éclipsé aussi discrètement que nous étions arrivés. Personne ne nous avait remarqués, je crois. Aussi émus l'un que l'autre, un regard avait suffi pour nous taire. Sortis de la cathédrale, tu m'avais désigné du menton la direction du petit parc. On s'était installé à califourchon sur la branche d'un arbre. Je me souviens encore de tes bras se refermant sur moi, de ton menton posé sur mon épaule. Tu me retenais bien sûr, mais avec moi c'était encore ces voix, la sienne, la tienne, que tu cherchais à garder tout contre toi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;object width="180" height="220"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=34478578&amp;amp;ap=0&amp;amp;ln=fr"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=34478578&amp;ap=0&amp;ln=fr" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="180" height="220"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;center style="FONT: 9px Arial" id="dz_ref"&gt;&lt;a href="http://www.deezer.com/fr/music/playlist/Lamento" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.deezer.com/fr/music/rinaldo-alessandrini-concerto-italiano" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt; &lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-751480436989446892?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/751480436989446892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=751480436989446892&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/751480436989446892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/751480436989446892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/11/fragment-10.html' title='Fragment # 10'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-350964164482250265</id><published>2009-11-15T20:24:00.004+01:00</published><updated>2009-11-15T20:41:19.485+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Un pas'/><title type='text'>Un pas</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SwBVhSgmhyI/AAAAAAAAEME/6W9ArEp6Jmw/s1600-h/20061120001006_marcher.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;C'est un de mes grands plaisirs, m'installer à la terrasse d'un café et regarder les gens passer. Je ne regarde pas vraiment qui ils sont, sont ils beaux, sont ils laids, jeunes ou vieillissants, je n'en sais souvent rien à dire vrai. Je les regarde juste marcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pas, c'est comme une voix, ça porte et ça démontre. Il y a ceux qui trottent rapide, récitation apprise par cœur et qu'ils débitent automatique. Ceux qui flânent, bras ballants, &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;digressent&lt;/span&gt; à n'en plus finir, à en oublier la conclusion. Il y a les &lt;em&gt;par deux&lt;/em&gt; qui, bras dessus, bras dessous, ne marchent qu'en conversation... Et tous les autres encore, tous à leur façon émouvant car l'espace d'une enjambée un peu plus transparents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est toi qui m'a appris à les regarder ainsi. C'était un de tes passe temps favoris. Tu prenais une silhouette dans la foule, la suivais quelques mètres et lui choisissais un petit sobriquet souvent taillé au scalpel. Mais tu n'avais pas un œil méchant, pas vraiment moqueur non plus, il n'était pas en bois c'est tout, de cette langue il ne te restait d'ailleurs que les veines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon tour, bien évidemment, je t'ai regardé, mais je ne t'ai jamais vu marcher. Ça semble fou, mais ça n'en est pas moins vrai. Tu frôlais à peine le sol, coulant plus qu'avançant semblait il. Comme les algues prises entre deux eaux et qui par un effet d'optique paraissent se déplacer dans leur immobilité. Il y avait tes chaussures deux fois trop lourdes pourtant, ton pull deux fois trop grand, toutes ces choses qui auraient alourdi le pas de quiconque, mais même là tu semblais ne pas y être vraiment. Je t'ai regardé longtemps, vraiment longtemps..&lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;Marchais-tu&lt;/span&gt; sur la pointe des pieds ? Y avait-il dans ta démarche un léger &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;claudiquement&lt;/span&gt; qui m'aurait échappé?... Je n'ai jamais trouvé la réponse et ai fini par ne plus la chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut être que certains d'entre nous, ceux qui ne se savent pertinemment que de passage, ont la délicatesse de ne pas encombrer le sol de leur pas. Peut être qu'un seul regard sur toi, le mien, n'a pas suffit à lester tes empreintes pour cette vie, pour cette fois...&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-350964164482250265?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/350964164482250265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=350964164482250265&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/350964164482250265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/350964164482250265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/11/un-pas.html' title='Un pas'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-3057513805865407920</id><published>2009-11-13T18:17:00.006+01:00</published><updated>2009-11-14T01:28:09.251+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XXVIII'/><title type='text'>Lettre XXVIII</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tes premiers mots furent longs à naître. Avant eux, il y eut l'attente. Je n'avais jamais attendu personne encore. Etais-je à ce point en manque d'amour ? En manque de considération? En manque de regard?…Non, même pas. J'étais simplement en manque de moi. Manque de moelle. Manque de ce qui n'était pas là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis soudain il y eut toi. Toi qui n'étais pas transparent. Même si tu faisais tout pour passer entre les gouttes, sous les paupières des autres… Tu étais là, je te voyais. Mon premier Autre, ma première face…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette place où je t'avais croisé pour la première fois, je me mis à y passer chaque jour. Elle et les rues voisines. Il y avait non loin un grand magasin où je le compris vite tu passais une bonne partie de tes journées et, quasiment face à l'entrée, un arrêt de bus. Je n'ai jamais autant pris les transports en commun que ces jours là, guettant la moindre excuse, la moindre course à faire. Je n'ai jamais autant manqué de correspondances aussi, laissant passer souvent deux ou trois bus avant de me résigner à monter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers jours, je crois vraiment que tu ne m'as pas vue. Dans la foule des sans visages, j'en étais un de plus. Je n'avais même pas de monnaie dans mes poches...Enfin si, j'en avais, mais jamais je n'aurais osé. Assise sur le banc de mon abri-bus, je commençais à l'apprendre moi aussi, à l'entendre, le bruit de la ruche. Il faut en passer de longues heures sur le trottoir pour l'entendre ronronner… Et ça s'active, ça va à la tache, ça grommelle, ça remâche dans sa moustache...ça n'en finit pas de faire semblant de vivre... Et, si on se tait, on peut l'entendre :&lt;em&gt; et qu'est ce que je vais faire à manger ce soir? et si j'achetais la dernière Laguna? et que deviens la cousine Clara ? et si je pensais un peu à moi?&lt;/em&gt;... Je ne voulais pas leur ressembler, pas que tu me vois aussi mal qu'ils ne te regardaient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne voulais pas être comme cet homme qui était passé un peu plus tôt dans l'après midi et t'avait refilé un peu de monnaie. Il s'était penché sans te regarder, sans même esquisser un sourire. Froid, dans son bon droit, tendant juste ce qu'il faut l'oreille pour entendre le merci que tu ne lui dirais pourtant pas. Non, à la place, tu t'étais levé, tu avais fait le poirier et, face à lui, avais répondu "quitte"... Rien à répliquer, il était parti fâché… Le merci c'est moi qui ne l'ai pas prononcé. Un homme qui fait le poirier devant un homme qui ne fait que se pencher... Je n'avais pas vu que tu avais la tête à l'envers, je n'avais vu que tes empreintes. Plus hautes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de temps avons nous joué ainsi, à faire comme si rien n'allait se passer? Je ne m'en souviens plus. Plusieurs jours c'est certain, plusieurs semaines peut être. Au début, nous nous manquions souvent, j'arrivais lorsque tu partais, ou inversement. Puis nos &lt;em&gt;faux hasards&lt;/em&gt; devinrent de &lt;em&gt;faux rendez vous&lt;/em&gt;. A la même heure, toujours, je venais m'asseoir sur ce banc et toi, venant de l'autre bout de la rue venais t'asseoir juste en face. Nous prenions tant de soin à éviter nos regards... Je prenais pour alibi un livre que j'ouvrais à peine arrivée. Un livre que je n'ai jamais lu. Par dessus les pages, je t'attendais. Bien sur oui, bien sur que j'avais vu que tu n'avais rien. Que je n'avais pas grand chose non plus pour répondre à tout ça... Et j'avais vu tes bras aussi...je savais. Et alors? Oui, j'avais peur. Oui ça me dépassait. Ça ne te dépassait pas toi ? Nous étions à égalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour, à l'heure de notre &lt;em&gt;rendez vous,&lt;/em&gt; je me promettais de tout te dire… Je ne savais pas par où commencer…C'était un sac de nœuds, et tout me ramenait à toi. Je ne savais pas ce que tu pouvais pour moi, si même tu le voulais. Mais mon dieu! j'avais envie que tu me vois moi, comme je pouvais te voir. Te dire que je n'avais jamais aimé qu'on me prenne la main… mais que la tienne qui m'enserre…tu pouvais…jusqu'à en faire rougir mes phalanges… Te dire que tout me frôlait depuis toujours, que rien ne me retenait mais qu'il te suffisait à toi de te taire pour que soudain tout m'interpelle, tout prenne densité… Te dire encore que j'avais peur. Qu'il y avait quelque chose de lourd qui glissait en moi, quelque chose de vivant. Et je n'avais pas une seule embarcation qui tienne la route… Mais te dire que le pire, ce n'était pas la noyade, non. Le pire c'était de penser que le calme puisse revenir, le reflet lisse…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-3057513805865407920?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/3057513805865407920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=3057513805865407920&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3057513805865407920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3057513805865407920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/11/lettre-xxviii.html' title='Lettre XXVIII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-5069918037150270112</id><published>2009-11-04T18:28:00.007+01:00</published><updated>2009-11-14T23:07:00.272+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XXVII'/><title type='text'>Lettre XXVII</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SvG53YtbplI/AAAAAAAADwU/kT8vcdwyk2A/s1600-h/scan003.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 321px; FLOAT: left; HEIGHT: 260px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400301789370885714" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SvG53YtbplI/AAAAAAAADwU/kT8vcdwyk2A/s400/scan003.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;L'odeur m'est revenue tout à l'heure, comme ça, d'un seul coup, alors que penchée sur la feuille, le doigt maculé de noir, d'encre et d'eau mêlées, je mettais un peu d'ombre au dessin. J'ai passé deux heures à le peaufiner ce dessin, sans arrière pensée, sans but précis, vraiment, rien. Et puis soudain, je m'en suis aperçue, doigt en l'air, l'air idiot. Aperçue que ces deux adolescents n'étaient personne d'autre que toi. Toi comme je t'ai vu. Un visage caché, un visage offert. Un sombre et hermétique, un enfantin et &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-corrected"&gt;naïf&lt;/span&gt;... Ces deux &lt;em&gt;toi&lt;/em&gt; soudain pacifiés, soudain frères, soudain sans guerre. Toi dans les bras de toi. Toute la tendresse que tu n'as su t'accorder et &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-corrected"&gt;qu'inconsciemment&lt;/span&gt; je te rends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou peut être l'un des deux est il moi... Celui qui sur ta poitrine s'endort. C'est là en tous cas, là sur son nez collé à toi que j'ai retrouvé l'odeur. L'odeur de la laine mouillée. Celle que j'aimais et que je n'ai pas oubliée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tu portais les jours de froid un pull trois fois trop grand pour toi. Un pull de laine épaisse et noire qui te tombait jusqu'aux genoux. Lorsqu'il pleuvait, les gouttes s'accrochaient à tes mailles sans les pénétrer tout de suite, laissant ainsi piquées une infinité de petites perles translucides. J'aimais alors passer ma main dessus, la pluie figée glissait sur ma paume et je n'avais plus qu'à poser ma tête contre ta poitrine, joue humide, et respirer ce parfum de laine froide se tiédissant lentement au contact de nos deux peaux. Tes bras se refermant sur moi, je fermais les yeux et et restais le nez appuyé contre toi, à en perdre souffle parfois. Ce parfum simple, si simple, qui n'existait que parce que ton corps existait, devenait alors mon royaume. Celui où je n'avais plus peur de rien, celui où je me sentais bien. Je crois que je suis née d'un parfum. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne te l'ai jamais dit bien sûr, ça paraissait si stupide, mais je sais que la pluie elle l'a toujours su. Et je m'aperçois aujourd'hui qu'un dessin aussi pour moi se rappelle et dit....&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-5069918037150270112?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/5069918037150270112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=5069918037150270112&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5069918037150270112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5069918037150270112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/11/lettre-xxvii.html' title='Lettre XXVII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SvG53YtbplI/AAAAAAAADwU/kT8vcdwyk2A/s72-c/scan003.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-5314834800464910542</id><published>2009-11-01T21:35:00.008+01:00</published><updated>2009-11-01T22:59:30.270+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lacho drom mur pral'/><title type='text'>Lacho drom mur pral</title><content type='html'>&lt;em&gt;Lacho drom mur pral&lt;/em&gt; ...Tu avais lancé ça bien haut dans le ciel en leur faisant signe de loin. Debout sur le muret qui surplombait une partie de la ville, on pouvait les voir sur la route en contrebas. Une dizaine de caravanes reprenant le chemin. Tu les bouffais littéralement des yeux. Sans doute les enviais tu un peu.&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Ça veut dire quoi ?&lt;br /&gt;- C’est juste pour leur souhaiter bonne route&lt;br /&gt;- Ah… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu avais ri bien fort, te moquant de ma mine soudain songeuse …était ce donc de là que tu venais ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’avais mille questions, mais tu n'allais répondre à aucune, je le savais. Mais qu’importait, j'avais appris que le passé est un miroir sans taint derrière lequel tu n'avais pas envie de te montrer. Et puis, j'étais curieusement heureuse. Heureuse de cette langue d’ailleurs entre tes lèvres. Elle avait quelque chose de salé en elle, salé comme les embruns, ceux de la mer que tu rêvais un jour de voir. Et elle était soudain là , tapie dans tes gènes, dans ton sang peut-être, à rouler ses accents dans ta gorge. Elle t'avait retrouvé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La file de caravane disparue au loin, tu avais sauté en bas du muret et m’avait aidée à en descendre à mon tour.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Isch scamene !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ta langue, colorée comme une photographie jaunie, avait claqué une nouvelle fois dans l'air en même temps que ton baiser sur mon front. Je n’appris que bien plus tard ce qu'elle signifiait, convenant que ce présent valait bien un passé que je ne saurai jamais.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-5314834800464910542?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/5314834800464910542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=5314834800464910542&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5314834800464910542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5314834800464910542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/11/lacho-drom-mur-pral.html' title='Lacho drom mur pral'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-7317974628242050231</id><published>2009-10-31T15:30:00.005+01:00</published><updated>2009-10-31T16:02:26.058+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment # 9'/><title type='text'>Fragment # 9</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SuxKOFMQ-eI/AAAAAAAADvU/YpTsrj0A4cE/s1600-h/little_rat_by_Num4n.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 300px; FLOAT: left; HEIGHT: 245px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398771659082627554" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SuxKOFMQ-eI/AAAAAAAADvU/YpTsrj0A4cE/s400/little_rat_by_Num4n.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Longtemps tu as eu pour seul compagnon un rat. Un tout petit rat, tout noir. C’est un éleveur de serpents qui te l’avait offert. Il t’avait pris en stop un jour et hébergé pour une nuit. C’était un gentil allumé, un peu punk, un peu paumé. Un peu en mal d’humanité aussi, trop heureux, ne serait ce que pour quelques heures, d’inviter un être de sang chaud dans son antre à reptiles. Il avait passé la nuit à te parler de cette passion, vidant au passage un bon paquet de bières bon marché. Tu avais passé la tienne à regarder fasciné la grande cage où vivaient des dizaines et dizaines de souris, rats et autres petits rongeurs, garde-manger vivant des huit boas qui somnolaient. Au matin, il t’avait déposé devant la gare la plus proche et glissé dans ta main cette petit boule noire et douce : "en voilà un qui ne finira pas dans le ventre de mes bébés".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’était, je crois, le rat le plus trouillard du monde. Je mis d’ailleurs du temps avant de me rendre compte de sa présence. Il ne sortait en effet pas de ta poche ou de sous ton pull, tapi dans ton odeur, il faisait le mort. C’est une après midi que lui et moi nous sommes enfin rencontrés, tout aussi étonnés l’un que l’autre d’ailleurs. Sans plus penser à ton hôte si discret tu avais retiré ta veste et l’avais posée à côté de toi, &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;par-terre&lt;/span&gt;. La poche s’était alors mise à bouger doucement, toute seule, puis un petit museau tout noir en était timidement sorti. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je me moque gentiment de lui et de sa couardise, mais elle se trouvait, je me dois de le dire, quelques excuses. Par une anomalie génétique sûrement, il n’avait quasiment pas grandi et ne possédait pas de queue. Ou plutôt sa queue était atrophiée et ne se résumait &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’à une sorte de minuscule crochet d’un ou deux centimètres. Cette particularité expliquait sans doute sa maladresse et sa timidité. Dès que tu le posais sur le sol, il peinait à avancer, comme un funambule à flirter sans cesse avec sa perte d’équilibre. Il faisait quelques pas chancelants, humer l’air autour de lui et très vite faisait demi tour pour le long de ta jambe ou ton bras remonter bien vite. Il passait ses journées à dormir en boule contre toi. Lorsqu’il avait soif, il sortait de sa cachette et sur ton épaule, juché sur ses deux minuscules pattes arrières, il venait gratter à tes lèvres. Il te suffisait alors de les humecter d’un peu de salive &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’il lapait doucement, yeux fermés. Le même scénario se répétait lorsqu’il voulait manger. Il refusait toute nourriture donnée à la main, il fallait que tu mâches d’abord sa portion, minuscule portion, et que tu lui donnes ainsi encore, de bouche à museau. Le spectacle était charmant et touchant, tant que je voulus un jour essayer à mon tour. Il vint sur mon épaule, fait déjà extraordinaire pour ce peureux chronique, il flaira ma bouche et le petit bout de biscuit &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;prémâchée&lt;/span&gt; que je tenais serré entre mes lèvres. J’avais pourtant choisi son "biscuit préférée", mais rien n’y fit. Il allongea le cou, ses deux pattes sur ma joue, flaira de longues minutes, ses moustaches me chatouillant, puis se ravisa et de mon épaule repassa à la tienne pour à ta bouche venir gratter et réclamer son déjeuner. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cette fidélité animale, obstinée et têtue, simple et évidente, m’avait impressionnée. Je crois &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’elle t’avait profondément ému. La nuit, lors de tes passes, il était encore là, discret et invisible. Tu le glissais dans une de tes chaussures, les &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;rangers&lt;/span&gt; trop grandes, et il restait blotti contre ta cheville, ne ressortant que lorsqu’enfin tu te retrouvais seul. Ou avec moi. Il venait alors se nicher dans ton cou, se frotter, câlin comme un chien, comme s’il avait su tout le besoin d’amour qui était tien. Et vous restiez ainsi à vous cajoler de longs moments, ton nez respirant son parfum tiède de peluche. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il y a longtemps que je me demande si je dois raconter toute l’histoire… Et puis j’en suis arrivée à la réponse que oui. Oui parce que c’est une boucle &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’il faut fermer, un cercle qui explique. Qui dit que l’horreur garde en elle le souvenir des lumières qu'elle souffle, et &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’il existe des gestes qui précipite en une seconde toute note humanité. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il arrivait certaines nuits que tu accumules les passes et les clients. Il y en avait eu quatre cette nuit là. En descendant de la dernière voiture, tu étais dans un très sale état. Physique comme morale. Tu claquais malgré toi des dents et te tenais le ventre désespérément, vociférant des injures à l’attention des deux types dont la voiture tournait déjà au feu en bas du virage. "Ils m’ont rien filé ces fils de pute ! Putain ! Ils m’ont baisé !..". Tu crachais sans arrêt par terre, ce qui me laissait facilement comprendre ce par quoi tu venais de passer. Dans tes cheveux d’ailleurs brillait une giclée encore &lt;span id="SPELLING_ERROR_8" class="blsp-spelling-corrected"&gt;fraîche&lt;/span&gt; de sperme et tu peinais à te tenir droit. C’est ce moment là que choisit le rat pour, comme à son habitude, remontait tranquillement le long de ta jambe. Il vint se poster sur ton épaule, les deux pattes sur ta joue. D’un revers de la main, tu le repoussas une première fois un peu vivement. Il manqua de dégringoler dans ton dos, mais se raccrocha in &lt;span id="SPELLING_ERROR_9" class="blsp-spelling-error"&gt;extremis&lt;/span&gt; aux mailles de ton pull. C’était la première fois que je te voyais agir ainsi et, devinant &lt;span id="SPELLING_ERROR_10" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’il n’était pas dans son intérêt, ni dans le tien, &lt;span id="SPELLING_ERROR_11" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’il continue ainsi de te chatouiller, j’essayais de le prendre et de le faire passer sur moi. Mais, confiant et fidèle comme toujours, il se faufila d’entre mes doigts et alla se poster un peu plus loin, sur ton autre épaule. Et comme c’était encore prévisible, il revint près de ta bouche, gratter à nouveau. Ton geste fut rapide et violent cette fois. En une fraction de seconde tu le pris sous le ventre et l’envoyas voler dans les airs, devant toi, haut, très haut, lui hurlant de te foutre la paix. Il retomba quelques mètres plus loin dans un bruit mat et sourd. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je n’avais jamais su vraiment ce &lt;span id="SPELLING_ERROR_12" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’était la détresse humaine. Jamais su avant de voir ton visage à cette minute. Tu étais comme pétrifié, souffle suspendu, bouche bée… Je me suis avancée pour le prendre dans mes mains et tu as alors crié « le touche pas ! » te précipitant ventre à terre tout près de lui, incapable pourtant de le toucher. Lui couinait doucement, le cou tendu péniblement vers toi. Quand tu te décidas enfin à le prendre, à essayer de le remettre sur ses pattes, il poussa un cri un peu plus aigu encore et, à l’endroit où était posée sa tête, on vit un peu de sang sur le trottoir. Tu le reposas doucement, me regardas, puis te relevas d’un bond, marchant de long en large, au bord de la crise de nerf, marmonnant je ne sais trop quoi entre tes dents. Tu allais de lui jusqu’au milieu de la route, revenais, repartais…Les mains sur la tête, tu t’arrachais des poignées entières de cheveux, répétant "mais &lt;span id="SPELLING_ERROR_13" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’est ce que j’ai fait putain, &lt;span id="SPELLING_ERROR_14" class="blsp-spelling-error"&gt;qu&lt;/span&gt;’est ce que j’ai fait".. . Il me semble que ce va et vient dura une éternité avant que tu ne te plantes face à moi, désemparé comme jamais. "Faut que je fasse quelques chose hein ?... il souffre trop…je peux pas le laisser comme ça". J’acquiesçais, sans trouver autre chose à dire. Tu le pris alors dans tes mains, deux doigts autour de son cou et tu te mis à serrer. Serrer en regardant loin devant toi. Son petit corps gigota un moment dans ta main puis plus rien. Sur ton visage non plus il n’y avait plus rien. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et je vis ainsi mourir &lt;span id="SPELLING_ERROR_15" class="blsp-spelling-error"&gt;quelqu&lt;/span&gt;’un qui se tenait devant moi, debout et droit. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-7317974628242050231?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/7317974628242050231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=7317974628242050231&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7317974628242050231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7317974628242050231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/fragment-9.html' title='Fragment # 9'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SuxKOFMQ-eI/AAAAAAAADvU/YpTsrj0A4cE/s72-c/little_rat_by_Num4n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-4252684131389068690</id><published>2009-10-30T17:46:00.011+01:00</published><updated>2009-10-30T22:28:54.946+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment # 8'/><title type='text'>Fragment # 8</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Sus8TlOOz0I/AAAAAAAADu0/idIh-zMgWtk/s1600-h/pardon.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 194px; FLOAT: left; HEIGHT: 288px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5398474885440655170" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Sus8TlOOz0I/AAAAAAAADu0/idIh-zMgWtk/s320/pardon.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;- Tu crois que tu pourras ne jamais me pardonner ?&lt;br /&gt;- De quoi ?...euh…mais il n’y a rien à pardonner... Tu sais, je…&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu as ri. Tu as ri comme une lézarde court sur un mur. Elle est montée de ton ventre, a vibré sur tes épaules et est venue mourir à la pointe de tes cheveux qui, ébouriffés comme toujours, ont doucement tremblés. Ces légers spasmes au creux de ton ventre ont fait trembler ton visage aussi, et tes paupières fermées depuis un moment se sont renversées lentement côté pile. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Je ne te demande pas si tu pourras me pardonner un jour…au contraire…Je te demande si tu pourras ne JAMAIS me pardonner. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu as articulé ce mot d'une voix forte, consciencieusement, appuyant d’un hochement de tête chacune des deux syllabes. Ta tête lourde, pleine à cet instant de ton brouillard blanc. Personne avant n’avait prononcé ce mot plus justement. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous étions dans les toilettes publiques de la rue du chat. Deux parpaings posés nous servaient de sièges. Nos pieds pataugeaient sur le carrelage poisseux, plusieurs filets jaunâtres, partant de chaque pissotière en émail nous entourant, se rejoignaient au milieu de la pièce dans une grande flaque que nous évitions le mieux que nous pouvions. Ça sentait mauvais, mais il faisait chaud et nous étions à l’abris. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'avais pas de réponse. J'en balbutiais pourtant une prompte à éluder ta question. Je savais bien que tu n'allais pas me laisser partir aussi facilement, mais je gagnais juste un peu de temps...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Elle n'a pas de raison d'être cette question...Tu… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D'un bond, dénouant tes muscles d’un seul et même élan inattendu, tu es venu te planter face à moi, à genoux entre mes cuisses, les tiens baignant dans la petit flaque. Tes mains en étau de chaque côté de mon visage, tu as pris mon regard et ne l'as plus lâché.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Ça aurait pu être bien nous deux ... ça aurait pu… tu le sais hein ? ...plus que bien… mais ça ne le sera pas… et si un jour tu me pardonnes, ce sera comme si tu ne savais plus. Comme si t’abandonnais … alors je veux pas... je veux pas qu’on s’aime moins...même si ça rendrait tout plus facile... et..&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et tu t’es arrêté net. Tes mains sont retombées sur tes cuisses, ton regard s'est détourné. Comme toujours lorsque tu te décidais à dire ton corps se dérobait malgré toi, tout juste bon à te faire souffrir. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Et....?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tu n'as plus rien dit, as tourné un peu la tête, menton baissé, cherchant un point de fuite. C'était pathétique. Pathétique à en pleurer, mais pourtant ton profil à cet instant était tout simplement parfait. Ses traits, ses ombres... tout en lui m'invitait à sourire, à aimer et en jouir. Et je m'en voulais de te trouver beau dans cet endroit qui sentait si mauvais. Alors je t’ai giflé pour que le beau ne s'en aille pas, pour lui dire que c'était nous, notre faute et que, non, on ne se pardonnerait pas. Jamais. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tu es resté un instant sans bouger, accusant le coup sans sciller. Ma main avait laissé une trace rouge vive sur ta joue. Ta main inerte sur ta cuisse, je crois que j'attendais ta gifle comme on attend un baiser. Tu t'es retourné vers moi, regard brûlant et mâchoire crispée et tu as dit "merci"...Puis tu m’as prise dans tes bras. Un peu vivement. Trop sans doute puisque j’ai perdu l’équilibre et que nous nous sommes retrouvés par terre, à rire aux éclats, les cheveux maculés de pisse. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-4252684131389068690?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/4252684131389068690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=4252684131389068690&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4252684131389068690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4252684131389068690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/fragment-8.html' title='Fragment # 8'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Sus8TlOOz0I/AAAAAAAADu0/idIh-zMgWtk/s72-c/pardon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-2784856429952489038</id><published>2009-10-18T20:30:00.011+02:00</published><updated>2009-10-18T23:53:36.662+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Une rencontre'/><title type='text'>Une rencontre</title><content type='html'>Un jour j'ai croisé la Beauté. Elle n'était ni de papier ni glacée. Elle n'était pas propre non plus, même pas jolie à dire vrai. En fait, j'aurais pu passer à côté d'elle sans la regarder car tout m'invitait à l'ignorer. Tout ce que l'on m'avait appris à son sujet, tout ce que j'avais cru.&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle était plaquée sur le capot encore chaud d'une voiture. Déculottée, le pantalon sur les chevilles, elle se faisait traiter de &lt;em&gt;petite salope&lt;/em&gt; sans sourciller. Elle ne semblait pourtant pas chercher la fuite. Elle ne semblait même pas égarée. Quand elle m'a vue, elle a sourit. Enfin je crois parce que sa bouche n'a pas suivi, elle ne devait pas être faite pour ça. Puis, elle a continué à se faire insulter et à ne rien dire, comme si tout cela n'était pas vraiment la vérité, juste un déguisement pour s'amuser. D'ailleurs, elle n'avait pas l'air d'en souffrir. Au contraire, elle mordait fort dans sa lèvre comme pour réprimer un fou rire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme je ne comprenais rien, j'ai décidé de m'asseoir et de la regarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tête un peu renversée sur le capot, elle avait les yeux ouverts. Des yeux très verts et des cils noirs. Des cils comme des sutures qui auraient lâché. De ces paupières éventrées sortait un cri. Un mot sans alphabet, sans forme et sans couleur, mais que je pouvais écouter. Comme je ne le comprenais pas, je l'ai laissé lui même décider de la place qu'il voudrait se donner. Aucune de celles que j'avais ne lui convenait alors dans ma rétine il s'est planté et j'ai oublié la voiture, le pantalon entortillé sur ses chevilles, les autres mots pleins d'insultes... En un instant, il les avait balayés. C'est là que j'ai compris... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout autour était le champ de bataille et dans la crevasse verte, verte comme peut l'être la pourriture d'un fruit, il y avait la Victoire. C'était bien elle qui m'avait sourit, mes sens, bien que momentanément trompés, ne m'avaient pas menti. Je suis restée un moment interdite et me suis mise à pleurer, en me foutant moi aussi de ce qui nous entourait. A pleurer pour mieux lui rendre son sourire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 218px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5394017557577792898" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SttmY8-k_YI/AAAAAAAADmc/gc99n30J1_M/s320/323455.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-2784856429952489038?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/2784856429952489038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=2784856429952489038&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/2784856429952489038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/2784856429952489038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/une-rencontre.html' title='Une rencontre'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SttmY8-k_YI/AAAAAAAADmc/gc99n30J1_M/s72-c/323455.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-8275911583048513423</id><published>2009-10-15T20:05:00.024+02:00</published><updated>2009-10-15T22:00:44.268+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment # 7'/><title type='text'>Fragment # 7</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/StdqIK2n0dI/AAAAAAAADkc/zgQae3Evtus/s1600-h/Fete-foraine-Grand-Palais.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 246px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5392895767384412626" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/StdqIK2n0dI/AAAAAAAADkc/zgQae3Evtus/s320/Fete-foraine-Grand-Palais.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Deux fois par ans la petite place de l'église accueillait – tradition qui doit toujours se perpétuer – une fête foraine. Elle était de taille modeste certes, mais rien ne manquait à son ambiance festive : peluches à gagner, &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;auto-tamponneuses&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; et pommes d'amour. Tous les gamins du coin s'y donnaient rendez vous, du plus petit au plus grand, et restaient là à y traîner toute la journée, un peu désoeuvrés pour tout dire mais nul ne s'en plaignait. Ils déambulaient des heures, par grappes de 3 ou 4, d'un manège à l'autre. Pendant ce temps, sans s'essouffler non plus un instant, les haut-parleurs disséminés aux quatre coins de la place crachaient sans discontinuer leurs décibels. Le soir, il était même impossible de s'entendre, chacun jouant sa propre musique, et ce joyeux tapage de village durait une petite semaine environ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus pourquoi nous nous étions retrouvés là, assis sous un abri bus, nous n'attendions pourtant pas de correspondance. La fête était juste dans notre dos. C'était le début de l'après midi et les haut-parleurs n'étaient pas encore saturés de leurs &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;boum-boum&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; assourdissants, passaient à la chaîne des chansons françaises que nous connaissions toutes plus ou moins vaguement. A coté de nous quelques personnes, attendant vraiment le bus elles, battaient du pied la mesure. C'était étrange d'être là, dans cet air de fête, entourés de têtes grises hochant juste un peu sur la musique. Le décor était là, les jeunes, toujours par paquets de 3 ou 4, aussi, mais pas un souffle de folie pour faire danser les canards en plastiques. C'était un peu triste tout ce bonheur qui ne servait à rien, c'était comme un bout de pain jeté sans pigeon.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des haut-parleurs était alors descendu une musique de &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-error"&gt;Gainsbourg&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; : la balade de &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;Joh&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error"&gt;nny&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_4" class="blsp-spelling-error"&gt;Jane&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. C'était une de mes chansons préférées à l'époque, je te l'avais fait écouter bien des fois, tant et tant que nous en connaissions tous deux les paroles par cœur. Aux premières notes, tu avais sauté sur tes deux pieds et t'étais mis à la chanter. D'abord sagement à côté de moi, les premiers mots à peine chuchotés entre tes dents, puis, sans que je ne comprenne vraiment le pourquoi du comment, tu t'étais perché sur le banc, bras en l'air, tournoyant, avec ta voix un peu trop haute sur les aigus, un peu fausse aussi, mais peu importait. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Étais tu heureux? Faisais tu juste semblant? Sur cette chanson qui te ressemblait tant ...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Peu importait là encore. Ton corps lui se fichait de tes fatigues, il avait quatorze ans. Quatorze ans comme ces jeunes qui, toujours désœuvrés, désertaient la barre des &lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_5" class="blsp-spelling-error"&gt;auto-tamponneuses&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; où ils étaient accoudés, attirés par tes singeries. Parce que tu faisais plus que la chanter ta chanson, tu la mimais! Et tu traînais des pieds, agrandissais tes &lt;em&gt;yeux candides&lt;/em&gt;, te pliais en deux sur les &lt;em&gt;lieux sordides&lt;/em&gt;, le pouce glissant sur ton cou tu te &lt;em&gt;tranchais la carotide&lt;/em&gt;, dans une grande poubelle grise, celle des &lt;em&gt;camions à bennes&lt;/em&gt;, tu sautais prenant à pleines mains les détritus et les laissant tomber comme des confettis.... Et tu n'en finissais plus! Le feu aux joues et le souffle court. Courant de droite à gauche, courant jusqu'à ton enfance, courant jusqu'à ce que tu aurais du être, courant après toi... Elle était terrible cette énergie dépensée. C'était terrible et nous étions pourtant tous là, à te regarder, comme des gosses émerveillés. &lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-error"&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_6" class="blsp-spelling-corrected"&gt;Émerveillés&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de ton aisance, de ton culot, de cette douce folie qui nous sortait de cette drôle de léthargie. Certains riaient, les plus jeunes, amusés, frappaient des mains. Aucun n'avait envie que tu t'arrêtes. Tu avais soufflé soudain sur les canards jaunes et bleus et avec toi ils se mettaient à sourire et rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...D'un bond tu étais revenu face à moi, avais passé ta main rapide sur mes yeux et refermé ton &lt;em&gt;poing rageur&lt;/em&gt; pour jeter au loin nos &lt;em&gt;yeux humides&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de la chanson, les gens avaient applaudi et sifflé, l'euphorie avait gagné toute la petite place. Quelques forains avaient même déserté leurs cabines, curieux et enthousiastes. Véritable moment de grâce et de partage. Tu aurais pu profiter de ta petite minute de gloire mon chéri, mais voilà que tu étais redevenu timide. Tu avais déjà repris le sac à dos glissé sous le banc, m'avais fait un signe de la tête et vite t'étais frayé un chemin dans la petite foule qui s'était crée, en regardant le bout de tes pieds. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les vrais magiciens sont ceux qui de leurs tours ne font pas les lignes serrés de leur &lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;&lt;span id="SPELLING_ERROR_7" class="blsp-spelling-error"&gt;cv&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; polycopiés.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-8275911583048513423?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/8275911583048513423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=8275911583048513423&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/8275911583048513423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/8275911583048513423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/fragment-7.html' title='Fragment # 7'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/StdqIK2n0dI/AAAAAAAADkc/zgQae3Evtus/s72-c/Fete-foraine-Grand-Palais.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-5683607772370215916</id><published>2009-10-15T15:19:00.002+02:00</published><updated>2009-10-15T15:30:10.279+02:00</updated><title type='text'>Quand mes lèvres ne brûlent plus...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En ce début de semaine, j'ai dîné avec un ami de passage dans une brasserie sympathique du centre ville. La conversation fut filante, il n'y eut même pas un vœu à faire pour que le soirée se passe et soit des plus agréables. Puis, par je ne sais plus quel détour, nous en sommes arrivés à toi. Chose étrange, je n'ai pas esquivé cette fois le face à face. J'ai parlé. Pas beaucoup certes, mais j'ai parlé. C'était somme toute la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant deux assiettes rebondies, deux verres de vin remplis, sur une jolie nappe blanche, entourés que nous étions de gens banals, biens sans doute, quoique je n'en sais rien et que ce soit sans aucune importance, bref... entourés que nous étions de gens, j'ai prononcé ton prénom. Je me suis entendue l'articuler, puis enchaîner des phrases avec toi pour sujet. J'ai entendu ma voix. Un peu froide, un peu mécanique, débitante d'informations. Je n'ai pas habité ces phrases, j'étais juste derrière, un peu en retrait. Je ne t'y ai pas vu non plus. Je m'en suis un peu voulue. Pas après. Non, pendant. Pendant que je débitais ces phrases. Je m'en suis voulue de laisser ces coquilles de mots vides, comme &lt;em&gt;démoellées&lt;/em&gt;, mais plus tard dans la nuit, je me suis trouvée quelques excuses. Après tout j'avais parlé! Mal et, au fond, pour ne rien dire c'est vrai... mais j'avais parlé! Et rien en moi ne s'était fissuré. Et, plus surprenant encore, en face quelqu'un avait entendu. Écouté même je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c'est bien de parler enfin. Je crois de toute façon que de cette notion on se fiche complètement. Mais je crois qu'il est bon de ne plus avoir peur de toi. Je crois que le temps est juste venu de continuer...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-5683607772370215916?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/5683607772370215916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=5683607772370215916&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5683607772370215916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5683607772370215916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/quand-mes-levres-ne-brulent-plus.html' title='Quand mes lèvres ne brûlent plus...'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-5734791493094622789</id><published>2009-10-09T23:28:00.016+02:00</published><updated>2009-10-10T10:08:41.701+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment # 6'/><title type='text'>Fragment # 6</title><content type='html'>- Les arbres ne sont pas nos amis.&lt;br /&gt;- Que veux tu dire ?&lt;br /&gt;- Et bien, regarde!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y avait qu'à lever un peu la tête. La nuit était d'un jaune étrange et sale. Un peu comme le blanc de la neige lorsque sur la chaussée, en fondant, il se mêle à l'eau et la boue. Le ciel de cette nuit était comme piétiné des pas que tu ne faisais plus. Et juste devant, à quelques mètres, un arbre. Enfin, la silhouette sombre d'un arbre. Massive. Muette. Immobile. Intimidante pour tout dire. Jetant sur ce ciel de paille, des vertiges à nous couper les pattes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je le vois oui...et...?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nez en l'air, tu le regardais en plissant des yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et il est beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne me suffisait pas. Tu tournais la tête vers moi, un peu impatient, dieu que j'étais longue à comprendre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il est beau, nous pas, et ça l'indiffère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu semblais terriblement triste soudain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et toi ? Toi, ça t'indiffère ?&lt;br /&gt;- Non...Non, moi j'aurais voulu qu'il m'en veuille je crois.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffcc;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 204px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5390721331978416546" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Ss-wfXuxsaI/AAAAAAAADiU/vIhsxKrhrgY/s320/01_COR~1.JPG" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-5734791493094622789?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/5734791493094622789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=5734791493094622789&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5734791493094622789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5734791493094622789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/fragment-6.html' title='Fragment # 6'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Ss-wfXuxsaI/AAAAAAAADiU/vIhsxKrhrgY/s72-c/01_COR~1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-5249104825420988503</id><published>2009-10-05T21:05:00.010+02:00</published><updated>2009-10-06T14:33:56.075+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Heritage #1'/><title type='text'>Heritage #1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Nous n'avons pas toujours été courageux. Un mensonge parfois fait du bien et nous le savions. Un mensonge, une belle histoire, un conte... peu importe le nom donné à ces déformations, le tout est de se les raconter à voix basse, d'à force de mystère se forcer à y croire. A tour de rôle ainsi nous nous inventions des fables. Et ce soir m'en est revenue une...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout à l'heure, juste avant que la nuit ne tombe complément, j'ai descendu les poubelles. Il y a, juste en bas de la résidence où j'habite, un local aménagé à cet effet. D'ordinaire, il est nettoyé chaque jour à grands jets d'eau et renfort de produits ménagers, de sorte que ça ne sent jamais la pourriture et les poubelles mais qu'au contraire flotte un parfum agréable de savon de marseille. Aujourd'hui, pour je ne sais quelle raison, il n'y avait pas cette odeur de propre, il y avait les ventres rebondis des conteneurs vert et gris. Il y avait la vraie vie. Et je me suis souvenue alors du trésor. Car il y a un trésor, oui, de caché sous cette puanteur . Un vrai cadeau, une énorme madeleine qui macère dans le ventre des poubelles. Un parfum qui, si on ferme les yeux, rappelle des temps joyeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un parfum piquant et vif, un fruit hybride né des amours improbables d'une épluchure de banane avec un carton d'emballage, d'un filtre à café et d'une croûte de fromage... peu importe les couples de toute façon, le parfum ne s'évente et ne tourne curieusement jamais. C'est un parfum d'orange. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si, si, d'orange. Après quelques secondes de réflexion, tu avais acquiessé de la tête. Et on avait même demandé leurs avis à quelques clodos de nos "amis", tous nous avaient confirmé cette découverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les poubelles cachent donc des oranges, mais, attention, pas n'importe lesquelles. Ce sont des oranges de noël. Les mêmes que celles qu'on accrochait autrefois aux sapins, avec les pommes, les dattes, les noix...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme une idiote, j'avais oublié le secret des poubelles, les poubelles qui cachent les noels de ceux qui n'en ont pas. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 214px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389211373679773266" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SspTMOuthlI/AAAAAAAADhc/ovVBWotjrn4/s320/noel_boules_guirlandes1-8a5d79.jpg" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-5249104825420988503?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/5249104825420988503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=5249104825420988503&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5249104825420988503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5249104825420988503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/heritage-1.html' title='Heritage #1'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SspTMOuthlI/AAAAAAAADhc/ovVBWotjrn4/s72-c/noel_boules_guirlandes1-8a5d79.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-378986147531351488</id><published>2009-10-04T23:16:00.005+02:00</published><updated>2009-10-04T23:45:25.824+02:00</updated><title type='text'>Exercice inutile</title><content type='html'>Je n'écrirai pas ce soir. Je n'écrirai pas car j'ai une trop petite voix. Mais je vous demanderai une chose. Une seule. Pour une première et dernière fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette chose ne vous demandera que quelques instants. Ceux d'écouter cette chanson.Ce texte qui n'est pas mien, mais qui dit mieux que moi. Ces mots qui sont pour lui qui ne le sait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être qu'à vous arrêter ainsi. Peut-être qu'à écouter. Peut-être qu'à vous arrêter, écouter, sachant que ces mots sont pour lui...peut-être qu'il entendra. Et s'il n'entend pas au moins aura t'il été dans vos vies, l'espace de cet instant, un grain qui passe, qui existe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous le faites, dites le moi, soyez gentils... Que les prochaines heures et jours qui passent soient comme des retrouvailles, des jours moins froids.Merci&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;div&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.wat.tv/swf2/747215YTHoIcl760457" width="470" height="312" id="wat_760457"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.wat.tv/swf2/333581HABZNmQ760457" /&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always" /&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true" /&gt;Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="watlinks" style="width:470px;font-size:11px; background:#CCCCCC; padding:2px 0 4px 0; text-align: center;"&gt;&lt;a target="_blank" class="waturl" href="http://www.wat.tv/audio/prevert-cet-amour-gart_f4bk_.html"&gt;&lt;strong&gt; Prévert :Cet amour&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; sélectionné dans &lt;a href="http://www.wat.tv/guide/art-talent" class="waturl alttheme" title="Arts &amp; Talents"&gt;Arts &amp; Talents&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.wat.tv/guide/theatre-spectacle-art" class="waturl altrubrique" title="Spectacle / Théâtre"&gt;Spectacle / Théâtre&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-378986147531351488?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/378986147531351488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=378986147531351488&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/378986147531351488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/378986147531351488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/hghhghjghjg.html' title='Exercice inutile'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-662819807243325400</id><published>2009-10-02T15:39:00.010+02:00</published><updated>2009-10-02T20:36:25.226+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment #5'/><title type='text'>Fragment #5</title><content type='html'>J'ai beau noircir des pages et des pages, jamais je ne retrouverais exactement la couleur noire de sous tes ongles. C'était du tabac, de la terre, de la poussière, la crasse de la misère. Les toilettes faites en voleur dans les cafés n'empêchaient pas tes ongles de pousser et avec eux cette ligne sombre. Et tu pouvais les ronger autant que tu voulais, la couleur revenait, comme une seconde peau, une carapace. Cette couleur qui attendait tapie la moindre de tes défaillances pour empiéter toujours un peu plus loin sur ton corps. Ne plus être propre, ne plus avoir ce droit, c'est le cauchemar de tout homme.&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aux entrées des parfumeries, il y avait toujours un vigile ne laissant pas rentrer les mômes comme toi, ceux qui n'ont pas manucuré leurs doigts. Il faut &lt;em&gt;montrer patte blanche&lt;/em&gt;, c'est tout enfant déjà qu'on nous le raconte. Dans les petits supermarchés par contre, tu pouvais entrer. Rayon "hygiène du corps", une étagère entière d'eau de &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;cologne&lt;/span&gt;. A l'abri des regards, tu débouchais un flacon et versais au creux de ta main de cette eau couleur or ou bleuté. Et tu frottais, tu frottais, à t'en arracher la peau qui, souvent couvertes de griffures et autres égratignures, te brûlait et t'absolvait dans la même vapeur bon marché. Malgré cela, le noir ne s'en allait pas vraiment, mais il était propre. Et parce que rien jamais ne s'en allait vraiment, avant de refermer le flacon, tu buvais une grande rasade de cet alcool qui rend propre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-662819807243325400?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/662819807243325400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=662819807243325400&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/662819807243325400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/662819807243325400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/fragment-5.html' title='Fragment #5'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-4269376291005632975</id><published>2009-10-01T21:15:00.009+02:00</published><updated>2009-10-01T23:31:48.336+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SsUD0m3mgsI/AAAAAAAADgE/buCZXEU3mWs/s1600-h/IMGP0786.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Comme un &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-error"&gt;braqueur&lt;/span&gt; repenti rapportant son butin sur les lieux du forfait, je t'écris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te rends les mots dont tu as accouchés et que tu n'as pas su élever. Ceux que j'ai recueillis, enfants sauvages et de la nuit, arrachés de justesse à tes infanticides. Mais ils ne t'en veulent pas, rassure toi, je leur ai appris. Appris à ne pas craindre les déformations de ta &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;bouche-forceps&lt;/span&gt;. Cette bouche montée à l'envers, où tes dents plantées bien avant tes lèvres ont, sans vraiment le vouloir, sans pouvoir autrement, coupé leurs cordons avant même que ne braillent les premier sons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le silence n'est pas un vide, c'est un enfant sans berceau, sans veilleuse, qui dans le noir se perd. Des tiens, je n'ai été que la nourrice. Aujourd'hui majeurs, ils se demandent d'où ils viennent et mon office de fait va &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-corrected"&gt;s'achever&lt;/span&gt;. Une dernière fois je vais leur tenir la main pour les aider à traverser. Ils n'ont pas de haine, juste l'immense envie de te rejoindre et &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;d'enfin&lt;/span&gt; se réconcilier. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-4269376291005632975?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/4269376291005632975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=4269376291005632975&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4269376291005632975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4269376291005632975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/10/comme-un-braqueur-repenti-rapportant.html' title=''/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-5508931230402323295</id><published>2009-09-30T00:29:00.021+02:00</published><updated>2009-09-30T22:08:14.643+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SsMZKi8SmBI/AAAAAAAADfU/JsDSiLg51ns/s1600-h/DSCN3382.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5387177248234313746" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SsMZKi8SmBI/AAAAAAAADfU/JsDSiLg51ns/s320/DSCN3382.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai relu &lt;em&gt;Paroles&lt;/em&gt; cette nuit. Du moins je crois que c'est ainsi que l'on dit... Ou peut-être l'ai je touché, écouté, humé...ce vieux poche tout esquinté. Il y a quelques années, des amis m'ont offert l'œuvre complète de Prévert. Les deux volumes de La Pléiade, avec leur papier bible et leur couverture de cuir. C'est un plaisir de tous les sens que de les ouvrir et de flâner au hasard de leurs pages comme on se baladerait au bord de l'eau un mois de juillet. Sous mes doigts, leurs feuillets tendres glissent comme des caresses, quand leurs couvertures, elles, bandent leur cuir sous mes paumes ouvertes. Ils sont de toute beauté vraiment, mais ce n'est pourtant pas eux que je suis allée chercher cette nuit. Non, c'est le vieux poche tout abîmé. Il n'a pas de papier bible mais il m'est sacré. Des dizaines de pages sont cornées, la couverture aussi et ses couleurs passés. Le rouge même de sa tranche a pâli à force de colorer le bout des nuits. Il a cette odeur particulière aux vieux bouquins. Odeur du temps et de l'usure, odeur des choses que l'on a aimées et qui, fidèles, nous ont suivis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre, c'est le tien. C'est parce que le jour avant ta mort je l'ai glissé dans ma poche et l'ai gardé, qu'il n'a pas disparu avec tout le reste, le reste qui était toi. Avec ma mémoire, c'est la seule trace de ton passage, la seule chose que tu ais laissé derrière toi... Juste quelques mots aimés, quelques mots qui t'ont accompagné, un héritage léger comme les poussières d'où naissent les univers. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai relu ce soir, ce soir comme les autres, sans décorner les pages qui sont comme les traits de ton visage. A côté de certains poèmes, ou soulignant quelques brides de textes, il y a encore la marque de ton ongle enfoncé. Comme tu n'avais jamais de stylo, c'est ainsi que tu griffais les mots qui t'avaient mordu fort. Tu pouvais t'acharner à en transpercer la page, et passais ta main pour sentir les boursouflures de la feuille sous la pulpe de tes doigts. La même cicatrice barrait alors la page et ton âme. C'était normal disais-tu, "normal que je les touche comme ils m'ont touché, que je ne les laisse pas nus puisqu'ils m'ont habillé". Les tiens de mots n'avaient pas besoin de beaucoup d'espace, mais ils savaient l'emplir et déborder sur les marges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La page 82 est cornée sur ce poème "&lt;em&gt;ma maison"&lt;/em&gt;... sous quelques vers, le sillon laissé par ton ongle est là, qui me regarde. Il court au delà du temps et me rattrape... &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je suis resté longtemps dans cette maison&lt;br /&gt;Personne n'est venu&lt;br /&gt;Mais tous les jours et tous les jours&lt;br /&gt;Je vous ai attendue&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il s'arrête un instant, cesse de murmurer, puis quelques vers plus loin se recouche dans son lit... &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dans ma maison tu viendras&lt;br /&gt;Je pense à autre chose et ne pense qu'à ça&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;...un dernier silence, et le sillon va se taire à quelques pas du point final... &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et puis tu te coucheras et je me coucherai près de toi&lt;br /&gt;Et voilà.&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Plus loin, c'est la page 197 qui est complètement pliée, "Paris at night" et ces allumettes craquées.&lt;br /&gt;Et ainsi de suite, de feuilles cornées en page transpercées, du bout des doigts je vous suis, la voix de Prévert et la tienne qui braillent ensemble pour toute cette vie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;object width="180" height="220"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embed/player?pid=32316074&amp;amp;ap=0&amp;amp;ln=fr"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embed/player?pid=32316074&amp;ap=0&amp;ln=fr" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="180" height="220"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-5508931230402323295?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/5508931230402323295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=5508931230402323295&amp;isPopup=true' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5508931230402323295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5508931230402323295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/09/jai-relu-paroles-cette-nuit.html' title=''/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SsMZKi8SmBI/AAAAAAAADfU/JsDSiLg51ns/s72-c/DSCN3382.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-1656194710395960893</id><published>2009-09-29T15:29:00.009+02:00</published><updated>2009-09-29T17:06:21.728+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment #4'/><title type='text'>Fragment #4</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;"&lt;em&gt;A cette heure, on ne sert pas encore de cacahuètes!... mais vous pouvez toujours tremper un croissant dedans, au point où vous en êtes...&lt;/em&gt;". Le serveur avait lâché ça d'un ton persifleur et vaguement condescendant, faisant tinter bruyamment le verre et la bière sur la table. Accoudés au comptoir, les quelques habitués du troquet avaient levé la tête de leur petit noir avant, d'indifférents, replonger dans la lecture de leur journal. N'étant pas suivi comme il l'escomptait, le serveur avait battu en retraite, passant un coup de chiffon rageur sur la table et retournant derrière son bar "&lt;em&gt;c'est vraiment n'importe quoi&lt;/em&gt;...".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu avais à peine sourcillé sous la charge, je pensais même que tu n'y avais pas prêté attention tant ton apathie me paraissait incompréhensible, voire mortifiante. Moi, embusquée derrière la porte des toilettes, je fulminais, rouge de honte et de colère. J'hésitais entre revenir m'asseoir sagement et sans esclandre ou aller prendre un croissant dans la panière posée sur le comptoir pour, effectivement, le tremper dans ta bière.... Le choix me fut néanmoins vite simplifié, nous n'avions pas de quoi payer le maudit croissant. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je m'étais donc rassise, profil bas, en face de toi. Certes, il n'avait pas vraiment tort, à sept heures du matin il était un peu tôt pour commencer à boire. Mais comment lui dire que tu revenais de si loin, que c'était le onzième jour?... Comment lui dire qu'assis au fond de la salle devant ta bière, de tous les clients qu'il avait et aurait jamais à servir, tu étais certainement celui qui méritait le plus d'égard et de manières...? Que cette bière ce n'était rien, qu'ils auraient été légions à se réfugier au fond d'un tonneau entier...&lt;br /&gt;A quoi avaient ils donc servi ces dix jours d'enfer si, à peine revenu, les regards voisins n'entendaient déjà pas plus qu'hier?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu avais remué le sucre dans mon café et buvais ta bière à même la bouteille par petites gorgées saccadées. La tenant par le goulot, ta main ne tremblait plus mais semblait transparente à force d'être maigre. En quittant ton corps l'héroïne avait comme emporté avec elle tout le reste. Plus de couleurs, plus de matières, un coup de vent t'aurait mis à terre. Tu allais replonger, nous l'avons su ce matin même. Faute de bouée, faute de rivage, faute de quelque chose à voir entre tes paupières &lt;span id="SPELLING_ERROR_0" class="blsp-spelling-corrected"&gt;fraîchement&lt;/span&gt; &lt;span id="SPELLING_ERROR_1" class="blsp-spelling-error"&gt;décillées&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une trentaine au moins de pièces de monnaie étaient étalées sur la table, petits centimes encombrants que tu comptais du bout des doigts pour arriver au bon compte, celui de la note glissée sous le cendrier. Il était humiliant ce bruit de ferraille, à peine étouffé par la radio allumée. Et te voir compter méticuleusement, faire des petits tas couleur doré pour chaque franc de gagné, c'était comme une nausée qui n'en finissait plus d'enfler et se refuser pourtant à &lt;span id="SPELLING_ERROR_2" class="blsp-spelling-corrected"&gt;complètement&lt;/span&gt; t'éclabousser. Je n'avais pas besoin de tourner la tête pour sentir sur toi le rictus affreux du serveur. Et sans doute l'avais tu deviné aussi car soudain tes joues s'empourprèrent et les ailes de ton nez se pincèrent dans la foulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour détourner ton attention, la sienne, la mienne aussi sans doute, du bout de l'ongle je me mis à suivre une mesure inventée, calquée sur la mélodie abrasive des pièces glissant sur la table. Presque instantanément, tu en pris une entre tes doigts et me rejoignis dans ce petit concert. Puis, te penchant par dessus la table, proche à me frôler, tu me murmuras "&lt;em&gt;c'est le bruit de l'œuf...écoute&lt;/em&gt;". Et tu accentuas ton geste frappant un peu plus fort la pièce sur le faux marbre du café... "&lt;em&gt;il est terrible le petit bruit de la monnaie jetée sur le comptoir d'étain, il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l'homme qui n'a plus rien...&lt;/em&gt;" Ton doigt se posa sur le coin de mes lèvres pour doucement en faire remonter le dessin... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des quelques livres que tu avais pu de-ci de-là chiper aux hasards des étalages, &lt;em&gt;Paroles&lt;/em&gt; était un de tes préférés. Je l'avais lu moi aussi, mais je ne savais pas qu'il pouvait ainsi sortir de ses lignes et venir nous repêcher au beau milieu de ce café. Et ce qui était moche devint d'un coup plus léger, ce qui était lourd quelques secondes auparavant s'envola plein de grâce. Tu n'étais plus en train de gratter le fond de tes poches pour y trouver trois francs. Tu étais comme ces mots, vivant mais d'ailleurs... Et cet ailleurs était beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu pris ma main pour y déposer un baiser juste dans la paume, puis dans la tienne fit glisser les pièces. "&lt;em&gt;Je vais lui dire que je ne digère pas le &lt;span id="SPELLING_ERROR_3" class="blsp-spelling-error"&gt;croissant-bière&lt;/span&gt;...et que je n'aime pas te voir planquée de honte derrière la porte des toilettes&lt;/em&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 213px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386899731697756498" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SsIcw9R96VI/AAAAAAAADec/E4o_Ak3vwrQ/s320/oeuf9837kg7.jpg" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-1656194710395960893?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/1656194710395960893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=1656194710395960893&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1656194710395960893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1656194710395960893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/09/fragment-4.html' title='Fragment #4'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SsIcw9R96VI/AAAAAAAADec/E4o_Ak3vwrQ/s72-c/oeuf9837kg7.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-1996682281724532188</id><published>2009-09-25T19:04:00.010+02:00</published><updated>2009-09-25T20:35:57.628+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XXVI'/><title type='text'>Lettre XXVI</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Srz4LOaGaII/AAAAAAAADZ4/VrUcwph3IJs/s1600-h/kk.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5385452126158088322" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 282px; CURSOR: hand; HEIGHT: 202px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Srz4LOaGaII/AAAAAAAADZ4/VrUcwph3IJs/s320/kk.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je ne crois pas tout ce que l'on raconte sur ces morts dont il faut, dit on, un jour ou l'autre lâcher la main. Comme il serait vain de croire que la vie à elle seule tisse tous les liens, il ne faut pas trop croire en la mort, elle n'interrompt rien. Il y a des conversations souterraines qui n'en finissent jamais. Il n'ait pas toujours besoin de remuer les lèvres pour pouvoir s'articuler. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les vivants ont trop souvent tendance à se reposer sur les franges souples de la réalité. C'est par paresse peut être qu'ils se plaisent à occulter les interstices pourtant béantes où ce qui &lt;em&gt;a été, sera&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;est&lt;/em&gt;, ne forment qu'une seule et même tangente où se prolonger. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous avons encore à nous écouter et à nous dire, je le sais. L'absence n'est pas un silence, juste une note à contre temps, qu'il faut lire sur une bouche fermée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A l'heure des premiers amours, beaucoup se construisent de petites chapelles à taille humaine où apprendre à croire. Nous, nous nous sommes édifiés une cathédrale où il a fallut se battre des ailes pour professer nos miracles. Aujourd'hui dépliées, elles traînent au sol et nous menacent de ne jamais trouver la prochaine marche assez haute, assez infranchissable. Nous nous sommes condamnés aux victoires sur l'impossible et tout le reste semble du coup insipides...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors même si en une seule saison nos terres ont donné leurs plus beaux fruits, éventré leurs ventres de la plus monstrueuse des moissons. Même s'ils sont difficiles à dessiner les prochains sillons et qu'on se dit surtout &lt;em&gt;à quoi bon&lt;/em&gt; puisque nos greniers débordent encore et qu'on aura jamais assez de dents pour mordre dedans.... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Même si tout cela existe, je continue pourtant de creuser cette terre, de vivre de miracle... et sans lâcher la tienne garder mes demains libres.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La mort n'a pas fait de moi ta veuve. Je ne le serai jamais. Je suis notre descendance&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-1996682281724532188?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/1996682281724532188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=1996682281724532188&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1996682281724532188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1996682281724532188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/09/lettre-xxvi.html' title='Lettre XXVI'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Srz4LOaGaII/AAAAAAAADZ4/VrUcwph3IJs/s72-c/kk.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-8503120114541138903</id><published>2009-09-24T17:01:00.025+02:00</published><updated>2009-09-24T22:27:43.780+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment # 3'/><title type='text'>Fragment # 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le papi-client du mercredi parti pour quelques semaines chez son fils, ça a été facile de crocheter la serrure de la petite cabane au bout du jardin. Pendant quelques jours on y a fait de fréquents allers-retours afin de tout préparer. Il te fallait à manger, à boire, des cachets pour les maux de ventre, les nausées, quelques plaquettes de tranquillisants, un peu d'herbe... On a déniché des couvertures aussi, un stock impressionnant de bougies et de quoi improviser, dans la minuscule pièce du fond, des toilettes de fortune... J'ai ajouté à la liste une dizaine de livres, mon baladeur et quelques cassettes: la traversée risquait d'être longue et on le savait.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quand tout a enfin été prêt, on est allé faire un dernier petit tour en ville. On s'est arrêté dans un café, aux toilettes tu as pris la dernière dose qu'il te restait. Notre table était de celles qui bordaient la grande baie vitrée. La nuit tombe vite en décembre, les lumières de noël illuminaient déjà nos reflets. Tu aurais pu me promettre mille choses à cette table, mais tu n'as rien fait, si ce n'est jouer avec l'anneau glissé à ton pouce. C'était un bijou de pacotille que j'avais acheté quelques francs sur un marché. Il laissait sur ta peau une marque verte, presque indélébile car tu ne le retirais jamais. Il n'avait aucune valeur, mais il portait les marques de tes dents. Celles que tu laissais la nuit quand tu mordais dessus. Tu ne voulais pas qu'ils t'entendent, tu lui offrais donc tes silences. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On a terminé nos cafés et tu en as recommandé deux autres dont on avait aucune envie. C'était difficile de se dire au revoir. Mais tu me l'avais fait jurer, je ne devais pas t'accompagner. "Ça va pas être joli" as tu soufflé entre tes dents, "je voudrais que ce soit déjà passé...". Mâchoire crispée, tu transpirais la peur et, impuissante déjà, j'étais sur le bord du chemin à te regarder t'éloigner. "... et puis, si tu es dehors, j'aurais une raison de sortir. Faut pas qu'on se perde ensemble, faut qu'on se retrouve... Après... Dehors... Si tu craques pas, je craque pas". Tu as posé sur la table le gros cadenas et sa clé et les a fait glisser jusque sous ma main. "Tu me boucles et tu attends.... Trois jours...Trois jours oui et ça devrait être bon" ...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je le vois encore ton sourire au moment de refermer la porte sur toi, il était trop grand pour ne pas se briser. Assis sur le petit lit en fer, tu paraissais si fragile, les heures à venir si disproportionnées... Et pourtant, un seul instant avons nous douté?... Deux tours de clés dans la serrure du cadenas. Je me suis assurée que la porte été bien fermée, et voilà...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai laissé passé cette nuit, accrochée de toutes mes forces à la promesse faite. Aux premières heures du matin, je lui ai pourtant lâché la main et suis revenue à la cabane. L'oreille collée à la porte j'ai entendu un drôle de râle, puis ce bruit sale de quelqu'un qui vomit. Longtemps. Puis un silence... Et comme un léger frottement sur le sol. La porte a un peu tremblé lorsque tu es venu t'asseoir, dos à elle... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;center&gt;- C'est toi?&lt;br /&gt;- ...oui&lt;br /&gt;- … c'est trop dur... je peux pas...&lt;br /&gt;- …&lt;/center&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La porte a tremblé à nouveau, sans doute t'es tu mis à genoux, la joue contre elle, ta voix s'est faite plus forte. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;center&gt;- Et si tu allais m'en chercher un tout petit peu?...juste de quoi calmer...juste une toute petite là ce matin, ça m'aidera à tenir le coup...ça va pas tout foutre en l'air...&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- T'es là?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Merde! Mais réponds moi!...me laisse pas comme ça ....je t'en prie...Putain! mais je suis pas un chien...je veux pas crever dans ce trou...s'te plaît...&lt;/center&gt;&lt;center&gt;&lt;/center&gt;&lt;center&gt;&lt;/center&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tes poings ont martelé la porte, tu as hurlé, supplié, pleuré pendant de longues minutes encore...J'ai laissé la porte gémir sous tes coups, espérant juste que tu ne te souviendrais jamais de rien. Puis une nouvelle crise t'a fait taire, rouler par terre et te vider une fois encore sur le plancher. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La clé serrée au creux de la main, je n'ai pas défait le cadenas ce matin là. J'ai attendu. Attendu le quatrième matin. Il n' y avait plus un bruit lorsque je me suis enfin décidée. Elle était terrible l'odeur qui, me prenant à la gorge en ouvrant la porte, m'a soulevé le coeur. Nos toilettes improvisées n'avaient servi à rien... Toi, allongé par terre, tu étais assoupi. C'était la première fois que je te voyais ainsi dormir, comme apaisé. J'ai fait glisser la couverture qui te cachait à moitié. Il y avait sur ton pull des traces séchées de bile, et sur tes cheveux et tes fringues il y avait encore cette sueur poisseuse qui t'emprisonnait. Tes joues atrocement creuses et les cernes noires et gigantesques de sous tes yeux ne taisaient rien non plus de ces quatre jours passés ici. Et pourtant...pourtant tu étais beau à en crever. Et je faisais un drôle de vautour, agenouillée à tes côtés. Jamais tu ne saurais me dire d'où tu revenais, mais il n'y avait qu'à te regarder. Elle était là, dépliée, la carte de ton voyage, sous mes yeux. Je n'avais plus assez de cils pour les refermer. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les jours qui ont suivi, on les a passés dans la cabane. Comme un convalescent qui recouvre lentement la santé, tu avais la victoire chancelante et fébrile. Quelques silences, quelques regards, quelques sourires... voilà ce qui, timide, venait refleurir peu à peu sur le charnier. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Puis il y a eu les premiers pas dans le jardin, en plein milieu de l'après midi. Tes yeux plus verts que d'ordinaire, c'est eux qui respiraient à la place de ta poitrine. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enfin est arrivé ce matin où tu m'as dit "c'est finit... on peut s'en aller". Sur un des murs, il y avait un morceau de miroir, accroché à un clou. Tu es resté un instant face à ton reflet, ou plutôt c'est lui qui t'as regardé. Je ne sais ce que vous vous êtes dit, mais il t'a sourit le premier. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-8503120114541138903?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/8503120114541138903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=8503120114541138903&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/8503120114541138903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/8503120114541138903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/09/fragment-3.html' title='Fragment # 3'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-5721159891965034884</id><published>2009-09-13T15:28:00.024+02:00</published><updated>2009-09-24T20:21:59.963+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XXV'/><title type='text'>Lettre XXV</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je serais d'avis qu'il y ait un jour un débat d'ouvert sur la question du gris. Je suis même persuadée, contre toute logique, qu'il aurait sa place dans le club pourtant fermé des couleurs primaires. Après tout, n'est ce pas notre couleur de base que ce mélange de blanc et de noir? Il serait bien de lui reconnaître son omniprésence dans nos vies. Obscur et virginal, il n' y plus qu'à jouer sur les contrastes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, non, ce n'était pas qu'un salaud noir le papi-client du mercredi. Il arrivait que quelque chose en lui se fende et se répande comme un baume blanc enveloppant sa part sombre. Un trop plein de dégoût peut être qui, se perçant comme un abcès, venait ronger le fer de ses perversités. Il pouvait alors nous surprendre d'humanité, s' offrant dans le même temps, sans doute, de quoi se pardonner.&lt;br /&gt;Un jour il nous a ainsi proposé de nous installer pour la nuit dans la cabane de son petit jardin ouvrier. C'était son anniversaire, il ne pouvait pas rester, mais voulait que pour nous aussi il soit spécial ce jour de l'année. Sans ne rien nous demander en retour, il nous a donc laissé la clé, on avait juste à la reglisser sous la pierre plate à côté du grillage de l'entrée. En partant, il a posé sur la table une grosse brioche et du café, sur nos fronts un baiser chaste et, bien sur, nous a répété les dernières recommandations d'usage pourtant cent fois rabachées. Il le savait, mais aimait à radoter un peu, &lt;em&gt;c'était l'âge&lt;/em&gt; disait il, heureux et coquet de se faire brocarder... "soyez discrets mes petits agneaux, et puis ne traînez pas trop quand même, ce serait bien que vous partiez tôt dans la matinée..."&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je m'en souviens très bien de ce matin de gagné, levé bien avant moi tu as tout préparé. Tu as tiré la petite table de camping hors de la cabane, juste devant les framboisiers encore endormis. Sur le petit réchaud à gaz, tu as fait chauffer les cafés, coupé quelques tranches de brioches posées bien parallèles juste à côté. Tu t'es débarbouillé vite fait au robinet qui servait à arroser le potager et, lorsque tu es venu me réveiller, tes joues glacées m'ont fait rosir à mon tour comme un baiser. Tout fier de toi, tu m'as accompagnée jusqu'à la table où nous avons déjeuné. Nos brioches finies, on a tiré nos chaises, juste dans l'axe du soleil. Il était un peu timide, un peu d'avril. Derrière nos paupières orangées, il a quand même réussi à doucement nous réchauffer. J'avais dans la tête une vieille chanson, entendue mille fois chez moi enfant, que je me suis mise à fredonner, comme ça, tout bas, juste pour moi. "Apprends la moi" m'as tu soufflé... Côte à côte, sans ouvrir les yeux, on l'a ânonnée, son texte était gentiment désuet et léger. Il se mariait à merveille avec la faïence ébréchée de nos bols, faïence blanche au liseré vert pâle et à la farandole de fleurs un peu fanées. Dans l'arbre juste à côté, les oiseaux piaillaient forts, les plus téméraires venant se disputer sur la table nos miettes éparpillées. Ça ressemblait à une matinée de vacances, on aurait pu passer la journée sous ce soleil à ne rien faire que se sourire et s'aimer... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nos cafés terminés, on s'est regardés... &lt;em&gt;tôt dans la matinée&lt;/em&gt;, certes... mais... une petite heure de plus... qui le lui dirait?...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"C'est dangereux, non, d'être là...bien...?". J'ai regardé autour de nous le petit jardin en train de s'éveiller. Bien sûr que c'était dangereux d'être heureux, d'apprendre à regretter. Ta chaise en équilibre sur deux pieds tu t'es longuement étiré, souriant à mon silence : "on va rester encore"...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Sqzz1IaNR5I/AAAAAAAADPo/4ldqv0pcCI4/s1600-h/2910259114_824fb26686_b.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Dans la petite pièce du fond, tu as pris la couverture et l'a dépliée par terre, juste sous le pommier pour que je m'y installe. L'herbe mouillée enlèverait peut être les vieilles traces. Puis tu es rentré à nouveau. De l'intérieur je t'ai entendu crier "tu vas voir quel bon jardinier je fais!". Tu es ressorti, pelle sur l'épaule, manche relevées. Notre hôte absent nous avait parlé la veille de ces belle-de-jour à semer le long du grillage. Face au soleil, tes yeux ont cligné deux ou trois fois, et la petite fossette droite de ta joue s'est plissée elle aussi. Parce que je te regardais, tu as joué les petits mâles, bombant ton torse pâle, roulant de tes biceps inexistants, crachant dans tes mains comme un petit diable... On avait l'air bête vraiment, un peu niais, un peu enfant... mais quel luxe n'étions nous pas en train de nous payer! Celui de tous les gestes inutiles, les &lt;em&gt;pas comptés&lt;/em&gt;, les &lt;em&gt;pas urgents...&lt;/em&gt; On en jouissait comme deux voleurs tout excités. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Consciencieusement, tu as creusé la petite tranchée, semé, rebouché, arrosé, pendant qu'allongée j'ai bouquiné je ne sais plus quel poche tout corné. Tu étais si sérieux toi, pas une fois tu n'as levé le nez de ton travail alors que le mien n'a cessé de voler de ci de là, m'empêchant de tourner la moindre page. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis allée nous préparer deux autres cafés. Sur le pas de la porte, les bols fumants dans les mains, je t'ai longtemps regardé. Ça paraissait si simple. Vraiment. Il fallait juste ne pas penser à tout à l'heure, à demain, à après... En passant une main sur ton visage tu as laissé une grande balafre de terre mouillée sur ton front. Je te l'ai fait remarqué, tu as ris fort et longtemps en essayant de l'enlever. On a entrechoqué nos bols avant de les avaler, regards baissés sur &lt;em&gt;ta&lt;/em&gt; terre fraîchement retournée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Puis nos rires se sont doucement retirés, sur la pointe de nos sourires, un peu nostalgiques déjà, un peu au passé. Il était l'heure de partir, dans un coin de la mémoire de déjà remiser. Elle était étrange cette vie en accéléré, en à peine quelques heures il fallait vivre le bonheur et vite s'en aller. Cette petite matinée avait pourtant en elle tout le poids des années qui ne seraient jamais traversées. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En remettant la clé sous la pierre, on a parié sur la couleur des fleurs : pour toi bleu, pour moi rose. Notre manque d'originalité nous a fait tordre du nez et finalement échanger nos souhaits. J'ai rapidement calculé qu'il nous faudrait patienter au moins huit semaines avant qu'elles ne fleurissent. J'aurais du me douter alors que tu ne saurais jamais patienter... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelques jours plus tard à peine, tu es parti te coucher sous la terre. Sans doute voir qui de nous deux avait gagné.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-5721159891965034884?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/5721159891965034884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=5721159891965034884&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5721159891965034884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5721159891965034884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/09/lettre-xxv.html' title='Lettre XXV'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-7395728715197239312</id><published>2009-09-12T16:13:00.008+02:00</published><updated>2009-09-12T21:10:48.312+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment #2'/><title type='text'>Fragment #2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Elle est d'abord passée devant toi sans s'arrêter puis, au moment d'entrer dans le magasin, a fait brusquement demi tour. Sa petite jupe tailleur n'était pas des plus étudiées pour se baisser, mais, bravement, elle s'est tortillée maladroite, genoux bien serrés, et s'est agenouillée pour te faire face. Elle a semblé particulièrement et sincèrement émue, trouvant avec peine ses mots. Elle avait cette voix douce et caressante qu'on réserve aux grands malades. Tout en te parlant, elle a jeté de fréquents coups d'oeil au bras replié sous ton pull. C'était une technique bien rodée que celle ci, en serrant fort ton bras contre toi tu te réchauffais un peu et rendais supportable tes maux de ventre. Tu ramenais la manche devenue inutile sur tes cuisses, gagnant au passage une couverture de fortune. Les heures de manches étaient longues, ce n'était pas un luxe. A toutes ses questions, tu as menti avec aplomb, contrariant les élans de sa glande lacrymale. Ainsi tu avais bien sûr plus de 18 ans, savais où dormir... et des projets? bien entendu! et tout et tout, merci madame... A ta froideur elle a deviné une grande pudeur qui l'a touchée au plus profond. Son sourire s'est fait compatissant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle a finit par trouver au fond de son sac la monnaie qu'elle cherchait et, te la tendant, a manqué de tomber à la renverse. Renfilant ta manche, ta main a en effet frôlé la sienne. De blême elle est devenue écarlate, s'est relevée, s'était&lt;em&gt; inqualifiable de se faire passer pour handicapé et de se jouer ainsi de la sensibilité des braves gens&lt;/em&gt;! Elle a rempoché sa poignée de pièces, son sourire et ses larmes naissantes et, prenant à partie les quelques passants présents, a juré tous les dieux qu'on ne l'y reprendrait plus, elle et ses bons sentiments... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-7395728715197239312?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/7395728715197239312/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=7395728715197239312&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7395728715197239312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7395728715197239312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/09/fragment-2.html' title='Fragment #2'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-3807406607489202064</id><published>2009-09-11T22:06:00.007+02:00</published><updated>2009-09-11T23:29:04.211+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fragment # 1'/><title type='text'>Fragment # 1</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SqqxuDejQBI/AAAAAAAADPI/ZKgU0dy1mX0/s1600-h/G_05121_art.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380308109613023250" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 251px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SqqxuDejQBI/AAAAAAAADPI/ZKgU0dy1mX0/s320/G_05121_art.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le bar est bondé, un petit concert au fond de la salle a rameuté une clientèle criarde et surexcitée. Je ne me souviens pas du nom de ce groupe, leur musique est un étrange mélange de punk et de mauvais métal qui, apparemment, se passe d'oreilles pour être écouté. Il fait une chaleur à peine supportable, les haleines sont surchargées d'alcool et de nicotine, de testostérones pas vraiment &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;contrôlées&lt;/span&gt;. Il suffirait d'un geste de trop ou d'un regard un peu appuyé pour qu'un poing éclate une pommette sans autre forme de &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;procès&lt;/span&gt;. Les joies nocturnes des bars mal famés...&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Juste avant d'entrer, tu me visses ta casquette sur la tête, visière sur les yeux. "On se fait pas remarquer hein". Ma petite tête de fille bien sage détonne un peu en effet dans le paysage. Je joue profil bas, te suis sans ne regarder ni rien ni personne. C'est un vrai parcours du combattant pour se faufiler jusqu'aux toilettes. Tu es obligé de jouer des épaules et des coudes pour nous frayer un chemin et, du coup, récoltes grognements et regards mauvais. C'est &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;presque une&lt;/span&gt; aubaine que tu es ce soir là ta tête de camé, elle fait un étrange mais efficace passe droit. On se passerait bien parfois d'être &lt;em&gt;chef des initiés...&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les toilettes se résument en un petit débarras de fortune qui sent la pisse et le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;shit&lt;/span&gt;, la porte ne ferme pas. Tu me demandes de rester devant et de surveiller. "J'en ai pour deux minutes et on s'arrache". On est à peine à deux mètres de la petite estrade qui sert de scène, autant dire que le bruit est abrutissant, quasi inssuportable. Certaines bande-son sont trop proches de son propre naufrage. Un grand mec manque de s'étaler sur moi "&lt;em&gt;non, non, y a quelqu'un déjà, attends, attends...&lt;/em&gt;". Il me parle, enfin je crois, ses lèvres bougent en tous cas. Derrière lui un autre arrive, je lui fais signe d'attendre aussi. Lui je l'entends qui &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;gueule&lt;/span&gt; que ça fait chier et qu'il va gerber... Trois petits coups à la porte, je te fais signe de t'activer. Je colle l'oreille, n'entends rien. Le garçon aux lèvres qui bougent revient à la charge, frappe lui même à la porte. L'autre s'impatiente aussi. Je leur fais signe que je vais te chercher.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J'entrouvre la porte, me glisse à &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;l'intérieur&lt;/span&gt; et la referme avant &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;qu'ils&lt;/span&gt; n'aient le temps de jeter un oeil. Tu es accroupi, coincé entre le mur et la cuvette. Tes paupières sont lentes à se relever. Mécaniquement, &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;j'enchaîne&lt;/span&gt; les gestes. Défait la ceinture, rebaisse ta manche, range le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;matos&lt;/span&gt; dans ma poche. Par réflexe je tire même la chasse, étrange pudeur que l'on s'invente pour donner le change. Comme si ces vaines hypocrisies pouvaient encore nous sauver… Un des morceaux &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;s'achève&lt;/span&gt;, applaudissements et sifflets font vibrer la porte, je repense à mes deux enquiquineurs et à leur vessies pleines et contrariées. Je te secoue un peu, tu lèves péniblement la tête, mets quelques secondes à me reconnaître. Dans tout ce bruit, surnageant sur les odeurs de pisse, ton sourire va dégoulinant sur ma rétine. Serait ce plus facile s'il n'y avait vraiment plus rien à sauver derrière nos paupières?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;photo : ancien bar "Mars Attack" - Angoulême&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-3807406607489202064?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/3807406607489202064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=3807406607489202064&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3807406607489202064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3807406607489202064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/09/fragment-1.html' title='Fragment # 1'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SqqxuDejQBI/AAAAAAAADPI/ZKgU0dy1mX0/s72-c/G_05121_art.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-7189106974058275737</id><published>2009-09-02T00:48:00.014+02:00</published><updated>2009-09-02T18:08:03.728+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='(Voix)'/><title type='text'>(Voix)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'ai toujours été sensible aux voix, à ce membre de plus qui nous pousse lorsque l'Autre se fait soudain trop éloigné. Et bien plus que les écouter, j'aime les regarder. Regarder la façon dont elles découpent le silence, la manière qu'elles ont de souligner le corps, trait fin ou trait appuyé, il y a tant d'eaux où plonger en dessous de cette passerelle jetée... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La tienne était douce je me souviens, beaucoup des intonations de l'enfance y étaient restées piquées. Il y avait de ce qu'aurait dû être ton corps imprimé dans ses couleurs et ses déliés. Tu parlais peu, pour ainsi dire pas, et lorsque tu le faisais tes phrases glissaient, rapides, d'entre tes lèvres, à peine audibles parfois. C'était comme un coup d'incisive, un air de revanche, mais une morsure trop légère pour entamer le cuir des silences. Ta dent mordait dans les premiers mots mais desserrait souvent l'étreinte avant les dernières syllabes qui se perdaient alors dans un geste vague de ta main, ou un hochement de tête... comme parfois un regard se termine au clignement d'une paupière, par pudeur ou délicatesse. Cette même pudeur qui, à chaque fois que tu prenais la parole ou presque, te faisais détourner la tête, regarder au loin ou le bout de tes chaussures. Et, la dernière lettre prononcée, tu faisais mine d'avoir déjà oublié, tu t'en détachais, lèvres closes, quand ton corps lui, restait tout entier accroché à son écho, et attendait. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle contrastait étrangement en fait, cette voix, avec ton corps fait d'angles et de ruptures, d'os saillants et de déchirures. Aucun pourtant ne mentait vraiment et il était difficile de savoir qui des deux écouter en premier. Il arrivait néanmoins, parfois, que les deux entités finissent par s'accorder. C'était lorsque ta voix soudainement se mettait à monter trop haut, s'érailler. Quand elle se faisait ordurière et vindicative, quand l'ombre des angles avait gagné. Ta façon même de prononcer les mots changeait. Ou bien, c'était lorsque ton corps à son tour capitulait, lorsque rompu à la chimie il rendait les armes et doucement se roulait en boule comme une voyelle en bout de syllabe... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-7189106974058275737?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/7189106974058275737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=7189106974058275737&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7189106974058275737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7189106974058275737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/09/un-blanc.html' title='(Voix)'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-7979298534216619651</id><published>2009-08-27T17:23:00.023+02:00</published><updated>2009-08-27T20:40:37.174+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XXIII'/><title type='text'>Lettre XXIII</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tu portais de ces espèces de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;rangers&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; un peu défoncées qui fleurissaient fut un temps dans les bazars de surplus militaires. Elles coûtaient alors trois fois rien et il faut dire qu'elles les valaient bien. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Celles que tu avais choisies étaient un peu trop grandes pour toi mais, parce qu'elles montaient haut sur tes mollets, parvenaient, ô miracle, à te tenir aux pieds. On ne sut jamais vraiment l&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;eur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; couleur, le cuir était usé depuis longtemps et laissait même voir par endroit la coque en fer toute cabossée. C'était un agglomérat de pluie et de poussière, une sorte de champ de bataille au dessus de tes orteils avec de petits morceaux de cuir &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;herissés&lt;/span&gt; en pique, des reflets de métal poli... C'est qu'elles se voulaient un peu méchante, oui, avec leurs lacets rouges, mais comme ils n'étaient jamais vraiment faits, il manquait plusieurs oeillets, elles ressemblaient plutôt à deux cerbères bizarrement émasculés... Et puis, tu semblais toujours les avoir enfilées à la va vite, le jean pas très bien rebaissé parfois, comme si au fond tu étais certain de ne faire que passer, et tout ça te donnait une drôle de silhouette, à la fois agressive et cassée... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Parfois, par je ne sais quelle grâce, il arrive que la vérité d'un être, pourtant si complexe qu'il est impossible jamais de la saisir toute entière, se prenne soudain au fil tendu d'un détail, qu'elle s'y cristallise. La tienne s'était prise là, à traîner dans tes pas, et c'était frappant de te voir la porter comme ça, sans y faire cas....Moi j'en étais à chaque fois submergée d'amour et d'effroi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y avait sous une des semelles, la droite je crois, une sorte de fer, rafistolage de fin de campagne. La nuit, quand les rues étaient plus silencieuses, ton pas faisait un drôle de petit bruit claudiquant et métallique. Traînait alors dans ce quartier un vieux clodo qui t'avait pris un peu en amitié. Il passait ces journées à collecter de ci de là des bouteilles pour les consignes, et ces nuits à les vider tranquille. A demi couché sur son banc à cuver, il reconnaissait ton pas de loin, il n'avait même pas besoin de lever la tête :" &lt;em&gt;Tiens voilà le passeur de nuit!"&lt;/em&gt;, c'est ainsi qu'il t'avait surnommé...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ton fer sous le pied faisait un bruit de clefs &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;disait-il&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Dans son délire, mûri au mauvais rouge, il t'avait rapiécé toute une histoire autour. S'il te croisait ainsi presque toutes les nuits, marchant des heures, c'est que tu étais à coup sûr une sorte de veilleur. Tu faisais ta ronde et attendais que le jour prenne le relais. Et ce bruit sous ton pied, c'était celui des clefs qui te servaient à tout cadenasser...Il n'en finissait plus alors de te remercier avant de, dans un dernier borborygme, sombrer. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tu n'es jamais parvenu à lui faire dire ce qu'il y avait de si important à protéger. Il haussait toujours l'épaule d'un air entendu, te répondant que tu le savais bien mieux que lui qui avait toujours trop bu. Il trouvait en tous cas que c'était un &lt;em&gt;chouette métier&lt;/em&gt; que tu avais, mais que celui qui t'employait t'avait un peu &lt;em&gt;arnaqué&lt;/em&gt;. Lui, il aurait pas accepté... en tous cas pas avec ces chaussures toutes rapiécées.&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5374681980516078098" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Spa0yPVakhI/AAAAAAAADIg/pEbJcPuFwuM/s320/VieuxSouliersAuxLacets_K450.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="right"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;photo : "Vieux Souliers aux lacets" - Van &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Gogh&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-7979298534216619651?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/7979298534216619651/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=7979298534216619651&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7979298534216619651'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7979298534216619651'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xiii.html' title='Lettre XXIII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Spa0yPVakhI/AAAAAAAADIg/pEbJcPuFwuM/s72-c/VieuxSouliersAuxLacets_K450.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-4829053911257973902</id><published>2009-08-25T20:34:00.009+02:00</published><updated>2009-08-25T21:22:42.545+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XXII'/><title type='text'>Lettre XXII</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SpQyi-t2BVI/AAAAAAAADHo/VjYq6t3I1JI/s1600-h/untitledjlhljhlj.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373975831892067666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 283px; CURSOR: hand; HEIGHT: 289px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SpQyi-t2BVI/AAAAAAAADHo/VjYq6t3I1JI/s320/untitledjlhljhlj.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je n'ai jamais vraiment su d'où tu venais, quels chemins tu avais du emprunter. Il t'avait fallut plusieurs trains, voilà ce que tombant péniblement de tes lèvres, aux détours de certaines phrases, j'avais pu raccommoder de ton histoire. Des trains pris au hasard et qui, de gare en gare, t'avaient fait échouer là. Tu étais descendu de ton dernier wagon, avais fait quelques pas. De l'autre côté du quai une nouveau train t'attendait, mais il n'y avait rien de plus &lt;em&gt;là-bas&lt;/em&gt; à aller chercher, tu venais de l'accepter. Fatigué soudain de tout ces espoirs remis à demain. De ces paysages qui filent sur les vitres, de tes yeux incapables de les retenir...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu regrettais parfois de ne pas avoir poussé le voyage un peu plus loin. Jusqu'à la mer au moins. Mais tu ne regrettais jamais longtemps, c'est un loisir de &lt;em&gt;riche&lt;/em&gt; que d'être pour soi complaisant. Et s'il t'arrivait encore bien souvent de venir humer près de la gare l'air des départs, ceux des autres te suffisaient, les tiens, tu le savais, ne te menaient nulle part. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tu t'asseyais alors sur le quai et les regardais, ceux qui avaient leurs billets. Ils parlaient, pleins de sourires, de la liberté fraîchement étiquetée sur leurs valises. Ils n'en finissaient pas de partir, aucun jamais ne parlait de revenir, toi qui crevais de ne pouvoir le dire. Tu restais jusqu'à les voir monter, photographiais leurs visages. Dans une semaine, deux peut être, tu les reverrais, tu le savais, de l'autre côté du quai. Et à les avoir ainsi accompagnés, tu pouvais alors à ton tour t'en aller, même si tes voyages à toi désormais ne se résumaient plus qu'à marcher jusqu'au bout de la voie et, dans les toilettes, piquer ton bras. C'était ça, &lt;em&gt;rentrer chez toi&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;photo : &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Sébastien&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Tabuteau&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-4829053911257973902?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/4829053911257973902/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=4829053911257973902&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4829053911257973902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4829053911257973902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/je-nai-jamais-vraiment-su-dou-tu-venais.html' title='Lettre XXII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SpQyi-t2BVI/AAAAAAAADHo/VjYq6t3I1JI/s72-c/untitledjlhljhlj.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-4610003994698743293</id><published>2009-08-24T02:07:00.025+02:00</published><updated>2009-08-24T04:17:43.465+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='(Absence I)'/><title type='text'>(Absence I)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je crois qu'ils ne partent jamais vraiment ceux qui s'en vont sans nous. La douleur qu'ils nous laissent c'est encore leurs mains nous promettant les griffures profondes de notre &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;accouchement&lt;/span&gt; au monde. Ils greffent à nos peaux des appendices en formes de cerceaux qui vont tirant sur nos coutures faire craquer les épidermes de trop. Leurs absences nous dessinent des contours trop larges où, de ce que nous sommes à ce qu'elles offrent, se fait chaque jour un peu plus béante la marge. C'est sur elle qu'on jettera le grappin qui nous évadera des reflets toujours faussement lointains. Comme un collier laissé trop lâche sur le cou nous obligerait à mesurer sans cesse l'air qu'il nous reste, nos absences et manques nous condamnent à faire de l'espace déserté par leurs âmes notre toujours prochaine aire de « je », nous condamnent à grandir jusqu'à eux. Et nous sommes là, au centre de la sphère, à nous agiter et rayonner sans trêve espérant un jour, enfin, rattraper ces contours qui nous dispersent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors ils ne partent pas, non, ceux qui s'en vont, ils nous laissent leur vide pour dérouler toutes nos saisons.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-4610003994698743293?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/4610003994698743293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=4610003994698743293&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4610003994698743293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4610003994698743293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/absence-i.html' title='(Absence I)'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-5233329413344504233</id><published>2009-08-22T21:24:00.016+02:00</published><updated>2009-08-22T22:23:51.922+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XXI'/><title type='text'>Lettre XXI</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce ne sont pas toujours des porcs qui arrêtent leurs voitures le long des trottoirs, tout au bord. Certains ont même un peu honte d'y faire monter un gosse, alors ils se font plus gentils que les autres, sourient un peu plus fort. Dans leurs poches, il y a toujours un tube de lubrifiant et assez de familiarité polie dans leurs voix pour se croire presque entre "bons amis". C'est sans doute eux les pires, parce &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;qu'humains&lt;/span&gt; on ne peut même pas les haïr. Parmi eux, il y a celui du mercredi. Une nuit, parce qu'il pleuvait des cordes, tu as crocheté la serrure d'une de ses petites cabanes qui fleurissent dans les jardins ouvriers. Tu t'y es endormi, un peu trop, et le propriétaire t'y a découvert au matin. Il t'a sermonné un long moment puis a décidé ne pas prévenir la police. Il t'a au contraire dit de revenir la semaine d'après, le mercredi, un peu après minuit. Il t'a dit que tu trouverais bien sans doute de quoi le "dédommager"... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SpBJZpB4DDI/AAAAAAAADGg/WUESyqS4xxg/s1600-h/untitledmjhimjhimpjhipmhjimhjimphj.bmp.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372875060312280114" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SpBJZpB4DDI/AAAAAAAADGg/WUESyqS4xxg/s320/untitledmjhimjhimpjhipmhjimhjimphj.bmp.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ça fait plusieurs mois déjà que le rendez vous hebdomadaire existe lorsque tu m'y amènes pour la première fois. Toujours de nuit, être le plus discret possible est sa devise. "Il ne comprendraient pas nos petits secrets" dit il, en se soulignant d'un froncement comique du nez. C'est comique en effet comme petit secret, et il s'en est tant et tant persuadé que son rire même n'a rien de forcé. Sa voiture est déjà là lorsque nous arrivons. Tu me demandes de t'attendre là, sur le banc collé à la cabane, tu n'en as pas pour longtemps, une demie heure à tout casser. Tu ne m'embrasses pas , ne me touches pas, tu essayes de cligner de l'oeil, l'air détaché, mais tout le monde n'arrive pas à composer de soi, en tous cas, pour toi, ce ne sera pas encore cette fois. Tu entres, refermes la porte et je fais glisser les écouteurs sur mes oreilles. Je mettrais bien le feu à ces bouts de planches mais ça ne serait qu'un mercredi de rayé. On ne se révolutionne pas dans les impasses, on manque de place...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est lui qui rouvre la porte. Une demie heure après environ, comme annoncé. Tu l'as prévenu la semaine précédente que je serai là et c'est grand sourire qu'il me serre la main et s' excuse de cette attente qui le fait passer pour un vilain impoli. Il s'efface pour me laisser entrer. Le mobilier est sommaire, quelques pelles et râteaux accrochés sagement au mur, une table de camping dépliée et au fond, mal éclairée par le chandelier allumé, une autre petite pièce. J'y distingue avec peine une sorte de lit en fer, de ceux que l'on plie et déplie. Je t'y entends aussi, mais sans doute es tu juste derrière la porte entrouverte car je ne peux te voir. Il ne te paye pas en liquide je le sais, mais en &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;héro&lt;/span&gt;, trois petits sachets dont un que tu prends aussitôt l'affaire terminée. Le premier est donc pour te régler, le deuxième parce qu'il t'aime bien, le troisième pour que tu lui sois fidèle au moins jusqu'au lendemain. Il pique sa gerbe de fleurs bleues... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques secondes pénibles où lui et moi debout n'avons rien à nous dire, on écoute juste rouler la pierre de ton briquet. Pour rompre le silence, il me propose de m'asseoir et se dit ravi de nous avoir tous deux à &lt;em&gt;dîner&lt;/em&gt;. Il sort du sac posé sur la table tout un attirail de pique nique : bouteilles, verres et assiettes, gamelle au ventre rebondi... Il est fier de lui, « salade de pâtes » annonce &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;t'il&lt;/span&gt;, sa recette la plus aboutie. Chaque semaine il partage ainsi avec toi son dîner et s'applique. Il met la table, remplit copieusement nos assiettes et nos verres de chianti. Il te dit de nous rejoindre mais tu ne réponds pas. Il ouvre la porte en grand, face au mur tu es en train de renfiler ton jean. "Allons voyons pas de chichi entre nous, faisons comme d'habitude, ton amie ne va pas se choquer pour si peu!" Il rit, te fait signe de reposer ce jean, te prend par l'épaule et t'invite à t'asseoir à côté de moi. En une phrase, il vient de planter profond sa banderille. Ma main est posée sur le banc, en t'asseyant ta fesse nue la frôle et je la retire d'un geste un peu trop vif. Je la repose sur ta cuisse, tu tournes la tête vers moi, regard coté pile, j'enfonce mes doigts pour te faire un peu revenir. Debout face à nous, son verre à la main, le pantalon encore visiblement gonflé, il te regarde, te détaille, l'oeil satisfait. "Il est beau n'est ce pas?...tu as de la chance. Profites en bien". Coudes sur la table, tu cales ton visage entre tes mains pour ne pas trop piquer du nez, je crois que tu n'entends rien. Moi je ne sais plus à quelle réalité me raccrocher. C'est un gentil grand père un peu, beaucoup, amoureux de toi ? un vieux pervers qui prend son pied à te voir humilié et à poil?...sans doute un peu des deux je crois.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Mais allez! Mangeons, mangeons...on meurt de faim! ".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le repas se passe sans heurt. &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Surréaliste&lt;/span&gt;. Il parle, beaucoup. De son fils partit à Paris et qu'il voit trop peu à son goût. De sa petite fille qui a 14 ans comme nous et est le soleil de sa vie. Elle est au conservatoire où elle fait merveille paraît il, elle est pianiste. Elle rêve de devenir grande concertiste. Il parle de l'importance des rêves que l'on fait à cet âge, personnellement il ne cesse de l'encourager : "il faut savoir forcer sa destinée"... Tout en parlant il veille à notre bien être, remplit nos verres vides et une fois encore nos assiettes. J'ai dans la bouche une bouillie infâme que je ne parviens pas à cracher. Il tend son bras pour attraper son paquet de cigarettes et en profite pour te tapoter tendrement la joue, "ah! je t'aime bien toi aussi...mon petit pêché"...Gêné tu ne réponds rien, esquisse un sourire mécanique. Je m'en veux de n'avoir à cet instant aucune guerre à faire éclater. Je sens ton regard guettant la moindre expression de mon visage, la moindre moue de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;dégout&lt;/span&gt; ou de pitié, même fugace. Il n'y a parfois personne d'autre à détester que soi et tu es en train de le faire à côté de moi....Tu finis ton assiette tête baissée, vides ton verre d'un trait et te lèves pour aller t'habiller. L'espace d'un instant tu hésites à fermer la porte sur toi, mais te résignes, cette fois tu n'as pas à guetter ma honte, la tienne suffira. Lui a cessé de parler, il se retourne un peu pour te regarder, il a glissé sa main droite sous la table. C'est vrai que tu es sublime dans cette demi pénombre là, éclairé par la flamme des bougies. Je crois qu'à travers le tissu il se branle une dernière fois.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il nous laisse partir les premiers, il va faire un brin de ménage de son côté avant de rentrer. Il nous aurait bien ramenés en ville mais "on ne sait jamais, il faut rester discret". Tu sors sans lui dire un mot, il semblerait que ce soit ton habitude, je veux lui tendre la main pour prendre congé mais il se penche sur moi et fait claquer deux bises sur mes joues. Il me fait promettre d'être prudent pour rentrer, cette route est dangereuse la nuit, "les piétons si mal éclairés". Si je veux revenir moi aussi mercredi, ce sera bien volontiers.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu es déjà sur le petit sentier qui remonte quand je te rejoins. Le bout incandescent de ta cigarette est le seul point de repère dans l'obscurité. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- J'y reviendrai pas.&lt;br /&gt;- Je ne te demande rien&lt;br /&gt;- Je sais... je te réponds quand même...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mercredi qui suit, il y aura rôti froid au dîner et, rien que pour moi, au dessert, un fraisier.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-5233329413344504233?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/5233329413344504233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=5233329413344504233&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5233329413344504233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5233329413344504233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xxi.html' title='Lettre XXI'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SpBJZpB4DDI/AAAAAAAADGg/WUESyqS4xxg/s72-c/untitledmjhimjhimpjhipmhjimhjimphj.bmp.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-9198894830814959310</id><published>2009-08-20T14:46:00.012+02:00</published><updated>2009-08-20T17:32:07.917+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XX'/><title type='text'>Lettre XX</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/So1LzWXhyRI/AAAAAAAADFQ/EL8Jgw6BOv0/s1600-h/ronces-1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372033276072544530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 297px; CURSOR: hand; HEIGHT: 299px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/So1LzWXhyRI/AAAAAAAADFQ/EL8Jgw6BOv0/s320/ronces-1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;As tu remarqué comme souvent les plus belles fleurs ont des épines, ou poussent en des lieux inhospitaliers? T'es-tu jamais demandé si ce n'était pas justement la promiscuité du carnage qui nous invitait à leur rendre tant d'hommage?...Peut-être, au final, ne saluons-nous que notre propre courage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait, je me souviens, en contrebas du rempart où tu aimais aller, un vieux mur éboulé. Les ronces y avaient élu domicile et, piquées dans leurs dédales, quelques fleurs pâles y tremblotaient comme des petites filles. Il n'y avait souvent rien à faire, si ce n'est attendre le soir, les cueillir devenaient alors un jeu que tu prenais très au sérieux. En te regardant, je pensais à ces condamnés qui, jusqu'à l'aurore, passent leur nuit penchés sur des travaux futiles. Pensais à l'&lt;em&gt;importance des choses&lt;/em&gt; dont ils ont du réinventer les degrés pour, au moins jusqu'à cette fichue aube, ne pas donner trop prise à leur réalité... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour ne pas risquer d'abîmer ne serait ce qu'une de ces fleurs, tu relevais ta manche haut sur ton coude et refermais sur elle délicatement tes doigts. Ils ne tremblaient bizarrement pas quand tu la ramenais ainsi encagée, écorchant aux ronces, et jusqu'au sang, ton bras. Lorsque tu rouvrais ta main, elle se dépliait à peine froissée de son voyage. Le rose pâle de sa robe avait même pris quelques éclats appuyée à ta paume. Mais, piquée dans mes cheveux ou à la boutonnière de ton pull, elle fanait bien vite l'emblème de ta lutte. Tu ne pouvais pas indéfiniment la préserver des odeurs plus tenaces. Du sillage de son parfum ne restait alors plus sur ton bras que quelques écorchures rosées et nos sourires tombant à plat.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd'hui , quand sur une table ou ailleurs, je vois de ces bouquets de roses au nez levé, un peu orgueilleux, un peu trop &lt;em&gt;bien fait&lt;/em&gt;, je regrette les ronces et les peaux égratignées. Je regrette le temps de leurs victoires sur les odeurs de pisse et de trottoirs.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-9198894830814959310?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/9198894830814959310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=9198894830814959310&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/9198894830814959310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/9198894830814959310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xx.html' title='Lettre XX'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/So1LzWXhyRI/AAAAAAAADFQ/EL8Jgw6BOv0/s72-c/ronces-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-4629535853025160058</id><published>2009-08-19T21:24:00.008+02:00</published><updated>2009-08-19T22:47:08.264+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XIX'/><title type='text'>Lettre XIX</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;...Cette nuit là, il y a des étoiles dans le ciel, sur le mur d'en face, qui passe, échappé d'un toit, un chat. Et là, à quelques mètres de moi, sur la voiture, il y a tes deux mains posées à plat... Je les regarde qui glissent un peu, tes phalanges se contractent... on dirait deux petites serres de rapace. La droite se soulève un instant, paume grande ouverte, et retombe, mate et claire sur le capot. Le chat détalle, les étoiles restent...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans cette nuit d'amour nous sommes un de trop, mais c'est cet autre pourtant, derrière, qui s'octroie le dernier mot. Il m'a laissée te suivre, je n'ai pas eu envie de fuir. Et il est là, à présent, une moitié de queue à la main qui force tes reins. Tu essaies de te relever, poings fermés, mais sur ta nuque sa main pèse. Les étoiles, elles, s'indifférent, pour cinquante balles, il te baise...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ces images, je le sais, sont laides et jamais personne n'osera croire qu'on peut s'y aimer. S'aimer et les trouver belles.&lt;br /&gt;C'est un peu comme ces nuits où, entre paupière et rétine, l'insomnie perle. De cette langue de terre suspendue au sommeil, on peut entendre le silence gonfler et se taire. Enfler de la rumeur de ces vies dont on ne saura jamais rien : la voiture qui passe, le chien qui aboie au loin... De tous ces bruits anonymes qui l'espace d'un instant pourtant nous lient comme des étoiles au fond de l'abime. On se pensait seul, on se retrouve innombrable. C'était juste notre oeil qui ne savait pas voir, s'attardait à la première ombre pour excuser tout son retard. Il n'est rien que le regard humain ne puisse soutenir, rien que sa lumière n'ait à envier aux prières. La laideur est de notre seule infirmité, le dommage collatéral de nos yeux baissés.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-4629535853025160058?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/4629535853025160058/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=4629535853025160058&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4629535853025160058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4629535853025160058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xix.html' title='Lettre XIX'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-5986860991227316307</id><published>2009-08-18T21:46:00.004+02:00</published><updated>2009-08-18T22:12:04.599+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XVIII'/><title type='text'>Lettre XVIII</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je ne me suis jamais prostituée et je l'ai longtemps regretté. Du même regret qui prend peut être le nouveau-né à l'idée de ce cordon qu'il n'a pas pu lui même trancher. Il en faut des dents bien accrochées pour découper dans l'image de soi que l'on a tant de mal à entailler. Cette image qui parfois nous retient un peu trop, et sans doute aussi nous éteint. Ces trottoirs pourtant, où je me suis soigneusement évitée, je les ai, à côté de toi, arpentés. Et, à tout dire, mes premières gouttes de sperme c'est à la commissure de tes lèvres que j'y ai &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;goûté&lt;/span&gt;. Mais c'était alors facile de donner à cette nausée la &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;caractère&lt;/span&gt; manquant pour la légitimer, l'excuser. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;L'Autre&lt;/span&gt; a toujours les épaules plus hautes, aussi hautes que l'estime que l'on sait s'accorder. Il y aura toujours, de nous à l'Autre, un corps de trop, un étranger.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, longtemps je m'en suis voulue oui. De ne pas être tombée, de m'être aimée. De ne pas avoir su briser mon corps, de sa victoire sur moi, toi, nous. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De ne pas l'avoir "&lt;em&gt;sacrifié &lt;/em&gt;".&lt;br /&gt;Et puis le temps est passé... et je n'ai plus regretté cette majuscule avortée. Sans doute aurait elle pour longtemps éclairé mon front, les sacrifices rendent toujours un peu plus important. Mais on ne sacrifie jamais qu'à soi. Et à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;l'Autre&lt;/span&gt; on laisse tout le poids. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-5986860991227316307?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/5986860991227316307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=5986860991227316307&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5986860991227316307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/5986860991227316307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xviii.html' title='Lettre XVIII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-987361550935792210</id><published>2009-08-18T11:44:00.006+02:00</published><updated>2009-08-18T12:34:09.583+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='(ombre chinoise)'/><title type='text'>(ombre chinoise)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Sop4Y3xNeWI/AAAAAAAADFI/1pudXE6WyoE/s1600-h/hjkhh.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371237874275285346" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 266px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Sop4Y3xNeWI/AAAAAAAADFI/1pudXE6WyoE/s320/hjkhh.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Comme on peut être ému, parfois, par la découpe d'un profil... Et le tien savait se faire plus exacte qu'un mot, remplacer tous les mobiles. Quand au bleu de ta veine, le rouge et le blanc se mêlaient, il y avait ce long frisson te traversant de la tête au pied, comme une vague dont on ne pensait pas se marrer. Durant un instant, elle rejetait ta tête en arrière puis la laissait doucement retomber, menton sur ta poitrine, désarmé... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;...Carcasse abandonnée, ouverte à tous les vents, il fallait la veiller... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans tout le silence qui alors se faisait, il n'y avait plus que ton corps immobile pour prendre la parole. Et moi. Pour me taire et écouter. S'il y avait encore bien visible sous ton profil tendu les effets de ta physique, muscles et chairs assemblés dans leur juste mathématique, ce n'était soudain plus eux qui soutenaient le regard, avaient à montrer. C'est une autre architecture qui soulignait tes traits, une autre lecture où l'intime faisait plus que se deviner. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et dans cette conversation comme une intrus je me glissais, du bout de l'oeil embrassais cette image nouvelle dont les contours, je le savais, ne pourraient jamais enserrer ma rétine aussi fort que je le voudrais.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;photo : Sébastien Tabuteaud&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-987361550935792210?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/987361550935792210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=987361550935792210&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/987361550935792210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/987361550935792210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/ombre-chinoise.html' title='(ombre chinoise)'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Sop4Y3xNeWI/AAAAAAAADFI/1pudXE6WyoE/s72-c/hjkhh.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-6208412807161475502</id><published>2009-08-17T15:44:00.003+02:00</published><updated>2009-08-17T15:57:53.992+02:00</updated><title type='text'>Lettre XVII (suite)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce jour là, nous ne nous sommes pas parlés. Je ne sais même pas si tu m'as regardée et moi, au fond, je n'ai rien fait pour être remarquée. Il faut du temps parfois pour se rencontrer. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les jours sont passés mais comme une épine fichée sous l'ongle, une image est restée : la main de la "bonne copine" essuyant le revers de la manche sur laquelle tu t'étais un instant appuyé. Ce geste grave qui n'importait pourtant à personne si ce n'est à toi.... et à moi, un peu par hasard. Les doigts sont restés là, à courir dans ma tête, comme un rébus dont on ne trouve pas l'issu. Ils ont foulé le tissu de sa veste et j'ai piétiné sur ton regard : qu'avais tu compris que je n'avais fait que voir?... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les doigts courent sur la manche car ils sont pressés. Il faut avancer. Toujours. C'est ainsi que marche le monde. D'un but à l'autre se raccrocher... et avancer. On se déroule à plat, dévoué à la ligne droite qui nous fera évoluer puisque c'est, dit on, notre seule destinée. Si la vie est une rivière à traverser, je ne sais qui un jour a décidé du chemin mais nous sommes tous à l'emprunter, le même, d'une rive à l'autre on se fait passer. Plus ou moins bien, plus ou moins mal, avec parfois quelques échouages, quelques noyades, mais dans la masse tout cela n'est que détail...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et si j'y pense j'ai moi aussi commencé mes premieres brassées. Mes études d'abord, les plaisirs que je découvre et ainsi de suite le chapelet, un demain chassant un aujourd'hui aussi vite que sur le bras de la copine l'index chasse le majeur. Hop! Hop! Hop! La frise doit se dérouler, coûte que coûte, c'est forcé. Tout le monde le sait, tout le monde le fait...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et puis voilà que cet après midi, un nouveau canal s'est dessiné. A la verticale. La verticale de ton regard planté sur la ligne de sa main. De la surface, nager vers le fond, une autre traversée. Sur la frise tu sembles immobile et pourtant tu ne cesses aussi de progresser. Tu n'accumules pas les demains et les &lt;em&gt;à venir&lt;/em&gt;, c'est vrai, mais jusqu'à la moelle tu ronges l'unique et seul aujourd'hui laissé. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et ce chemin, il m'a frappée. C'est lui qui m'a laissée souffle coupé, à deux pas de vous, alors que vous vous insultiez. Il m'a frappée car je lui trouvais, enfin, un sens, une légitimité. Je crois que je n'avais jamais eu l'envie de nager, du moins je n'en avais jamais éprouvé la nécessite. Mais plonger, ça, si je ne savais pas que c'était possible j'en avais longtemps rêvé. Comme je pouvais alors passer des jours entiers à écouter inlassablement la même musique jusqu'à ne plus savoir l'identifier. Et il me semblait découvrir alors bien plus de sons, d'harmonies, de mélodies en ce seul morceau que dans la multitude des cassettes bien rangées sur mon bureau.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-6208412807161475502?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/6208412807161475502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=6208412807161475502&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/6208412807161475502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/6208412807161475502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xvii-suite.html' title='Lettre XVII (suite)'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-544543572373097995</id><published>2009-08-12T18:27:00.006+02:00</published><updated>2009-08-12T21:41:45.728+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XVII'/><title type='text'>Lettre XVII</title><content type='html'>Sait on jamais vraiment pourquoi l'Autre soudain fait irruption en nous? Comment, à l'instant où le cerveau filtre son image pour la première fois, cette dernière, lourde comme une pierre, décide de ne pas glisser et de plonger au plus profond? Il n'y a pourtant pas toujours de faille. Il n'y en a pas en tous cas ce jour là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rues fourmillent de l'effervescence de la rentrée, secouent comme un tapis l'apathie d'août et de juillet. Les teints halés font de la résistance à l'échancrure des chemisiers. Chacun s'affaire sur la dernière ligne droite et je fais partie de cette marée. J'ai retrouvé ma « bonne copine » et nous sommes ravies puisque ce matin le papier épinglé sous le préau du collège l'a confirmé : nous allons passer cette nouvelle année ensemble. Alors cet après midi, on se fête, entre deux courses on se raconte notre été, on commente la toute fraîche liste des professeurs de la 4eme C. Nos voix surexcitées et nos rires un peu forts. Dans nos bavardages, rien d'intéressant mais c'est là ma vie d'alors et je suis loin de penser qu'il peut y en avoir d'autres. J'imagine qu'il faudra toujours se supporter ainsi, dans son équilibre, juste au bord de soi. Se deviner un peu parfois, se pencher, et vite revenir. Et je ne trouve pas cela triste, juste dans la logique. Logique de ce que je vois partout autour. Personne ne trouve à y redire et je ne me sens pas de celle prête à l'ouvrir. Et puis je ne suis pas si mal là, un peu à contre jour de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque nous arrivons sur la place, je ne fais d'abord pas attention à toi. Assis sur la margelle de la fontaine tu nous tournes de toute façon le dos. J'enregistre vaguement ta silhouette, la digère et l'oublie presque aussitôt. Remplacée dans la seconde qui suit par celles de ce couple qui vient par la droite...et de ces trois jeunes de notre âge qui attirent alors bien plus mon regard. L'un d'eux est mignon me souffle la copine, un petit coup de coude pour ponctuation. Elle a raison c'est un petit blondinet charmant et je regrette un instant d'avoir mis ce simple tee shirt blanc. Oh! Un instant seulement, car s'il venait à me regarder ou à sourire je me demande bien ce que j'aurais à surenchérir. Non que je sois encore tout à fait niaise mais observer me suffit. Je sais qu'un jour tout cela aura de l'importance mais aujourd'hui j'apprends juste à reconnaître les traits, les formes, les mystères qui bientôt sans doute occuperont l'essentiel de mon être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivées à hauteur de la fontaine, j'ai déjà oublié ta présence, il te faut nous interpeller et nous demander du feu pour que je pense à te regarder. C'est la copine qui te répond, de mauvaise humeur, elle si avenante pourtant une minute avant, avançant toute confiante à la rencontre du blondinet charmant qui, passant à notre hauteur, te jette un coup d'oeil et oublie du coup de la regarder. Alors oui, elle te jette un oeil sévère et plus elle te regarde plus quelque chose en elle se raidit comme le fer. Non seulement tu as détourné l'attention du joli garçon mais ça n'a pas l'air de tourner rond. Tu pues l'alcool et peines à te mettre debout. Ce serait une bonne chose que de t'éviter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tu essaies de te lever, tu perds l'équilibre et tente de te rétablir à son bras, elle te repousse un peu vivement, époussette sa veste sur son avant bras droit... Vite... un, deux, trois... Mouvement à peine visible, sans doute n'y prête t'elle elle même pas attention. Je ne sais pas pourquoi la mienne est aussitôt happée. Il y a d'un coté ses jolis doigts au vernis pâle et irisé, son geste au fond banal, détail de fin d'été. De l'autre ton regard embué qui, jusqu'alors dans le vague et détaché, s'accroche soudain lui aussi au revers de sa main. Et je suis là au milieu. Et je dois décider. Il y avait la rue, la rentrée, les blonds à regarder, les vacances d'été...et soudain il y a ce geste que personne ne voit vraiment parce qu'il n'est ni important ni dans le temps. Ce geste posé qui ne devrait pas être regardé et l'est pourtant. Et j'ai envie que quelque chose se passe. De fort, de démesuré. Que &lt;em&gt;quelque chose se passe&lt;/em&gt; pour que ça ne passe pas justement. Ce sentiment soudain du vivant. C'est dans sa main, ton regard sur sa main, ce n'est plus l'extérieur qui s'impose et vient, c'est le dedans qui se déverse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...Un, deux, trois..ses doigts effleurent le tissu de la veste, on ne s'encombre pas des restes...Un, deux, trois, ton oeil s'agrandit, ces restes c'est le frôlement sur la sienne de ta vie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle aura finit, lisser une dernière fois la manche sur son bras, ce sera terminé. On passera la fontaine, l'autre côté de la place, la rue...et je sais alors que je perdrai toute chance de me trouver. Je n'esquisse pourtant pas un geste. Au contraire, je ne bouge pas d'un millimètre, pas même d'une pensée. J'ai peur à trop vouloir de tout casser. Parce que je veux, oui. Et lorsque ton oeil est enfin ouvert, que tu te relèves et d'un coup craque le vernis, je respire. Je n'écoute pas ce que tu es en train de lui hurler, de toute façon elle me le répétera, encore outrée, je le sais. Mais j'écoute la tempête que le si discret crissement de son ongle sur la veste a pu créer. Et de tous les bruits à cet instant possible c'est le seul en qui je puisse vraiment croire la Vérité. Parce qu'il était là, dans ma tête, avant même d'éclater. Et la liste des professeurs, mes poches bourrées de nouveaux cahiers, tout ce décor que je croyais habiter, se tait et te laisse parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur son sac ses doigts se ferment et se pressent, s'accrochent à ce qu'elle a, ce qu'elle est. Les tiens n'ont rien à serrer, ils fendent l'air, montrent...prennent. Je regarde et alors c'est fulgurant et sans appel : je sais. Je sais que sur cette place, il n' y a qu'un seul vivant et que je commence à l'être en te reconnaissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5369141194591153394" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 282px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SoMFeDSFrPI/AAAAAAAADEE/06iGp7I7uTE/s320/minage.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;photo : place du Minage - Angoulême&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-544543572373097995?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/544543572373097995/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=544543572373097995&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/544543572373097995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/544543572373097995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xvii_12.html' title='Lettre XVII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SoMFeDSFrPI/AAAAAAAADEE/06iGp7I7uTE/s72-c/minage.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-3919788714418553596</id><published>2009-08-11T02:47:00.014+02:00</published><updated>2009-08-11T11:54:42.067+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='(Extrait d&apos;aube)'/><title type='text'>(Extrait d'aube)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Te souviens tu des aubes que nous avons réveillées au bout des nuits blanches? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;...Dans le parc accroché au flanc des remparts on monte à l'arbre. Il n'y a pas de cabane pourtant on fait semblant d'être les indiens de notre histoire. Les cow-boys de la nuit ont cadenassé nos paupières, mais on trouve toujours un cil assez fin pour crocheter la lumière. Alors elle arrive, d'abord pâle et effacée, comme un bourgeon à la branche la plus éloignée. Elle monte, lentement, sans vraiment de promesse, juste cette incroyable constance, cette fidélité sans faiblesse. Elle ne nous demande pas ce que nous avons fait ou à dire, il n'y a pas de passe droit à lui fournir. On peut sortir du caniveau ou d'un lit qui sent le propre, elle s'en fiche de nos décors. Elle monte et c'est à nous de descendre, de chercher à voir au fond de nos ventres. C'est à nous, soudain de tirer nos sorts. On peut décider de ne pas être encore mort. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sous nos peaux esquintées, on sent alors les muscles qui nous tiennent éveillés, et sous nos vies étranglées tout l'air qui reste à respirer... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#333399;"&gt;;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cet arbre je n'en suis jamais vraiment redescendue tu sais... Bien sur la branche est plus légère, mais je crois aussi que je fais plus le poids qu'hier. Je laisse par contre toujours un cil perler au coin de ma paupière&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-3919788714418553596?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/3919788714418553596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=3919788714418553596&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3919788714418553596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3919788714418553596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xvii.html' title='(Extrait d&apos;aube)'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-8628071051485468406</id><published>2009-08-09T21:58:00.010+02:00</published><updated>2009-08-10T00:58:57.978+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XVI'/><title type='text'>Lettre XVI</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Voilà quelques semaines déjà que j'ai écrit ici la première lettre. Ne me demande pas si je sais un peu mieux désormais où cela nous mène...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je pensais qu'ils seraient peu nombreux à lire ces mots. Mais je les entends et leur rumeur doucement augmente. Ce qu'ils voient, je ne le sais pas vraiment... A leurs yeux peut être es tu en train de devenir un de ces personnage de fiction dont on suit les aventures, commente les circonvolutions. Certains d'ailleurs saluent même mon imagination, trouvent que tu ne manques pas de gueule en héros empli d'émotions. Héros, tu te rends compte?! Nous voilà dans le pire du pire, plantés comme deux potiches à sensations! Ta réalité, une fois encore, glisse sur leurs paupières sans accrocher une seule bouffée d'air. Parce que je &lt;em&gt;dis&lt;/em&gt; mal, pour mieux digérer, ils en sont réduits à t'&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;artificialiser&lt;/span&gt;. La boucle est ainsi bouclée... Mais sur quoi, dis moi?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sens tu comme on est en équilibre, à cheval sur le vice? On pourrait le pousser un peu plus, faire de toutes les images qui ont fané ton iris des cartes postales pour touristes. Ce serait facile de glisser, de, s'en vraiment s'en rendre compte, tomber dans le sensationnel bon marché. On pourrait même y aller avec sincérité, sans faire exprès. Il y a de quoi les faire pleurer tu sais, s'émouvoir, s'attendrir, s'indigner. Il n'y a même pas à forcer le trait, juste se retourner, raconter. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et alors ta vie se résumerait à un illustré, un précipité. Tu deviendrais &lt;em&gt;image à montrer&lt;/em&gt; après avoir été si longtemps &lt;em&gt;image effacée&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et alors j'aurais bien échoué...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu vois, je ne sais pas où tout ceci va nous mener, c'est vrai, mais je sais où il ne nous faut pas aller. Ta place n'est pas en tête de gondole des histoires tristes à chialer. Tu les aurais tous mouchées. Et la pitié, mon dieu, n'a jamais rien évité. A l'indifférence elle substituerait l'ennui. On pleure et on oublie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il ne suffit pas d'exposer ma mémoire, il faut creuser un passage. Le noir aveugle d'abord, puis, petit à petit, le regard se console. Aux angles aigus, il apprend à se cogner et ensuite à distinguer. Pour voir parfois, il faut renoncer à regarder.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd'hui, mes mots se cognent, mon encre accroche le noir et les regards. Mais demain...? Demain je trouverai peut être la couleur manquante et la cheville désemplâtrée où t'articuler...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-8628071051485468406?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/8628071051485468406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=8628071051485468406&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/8628071051485468406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/8628071051485468406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xvi.html' title='Lettre XVI'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-1507816730968443248</id><published>2009-08-08T22:07:00.005+02:00</published><updated>2009-08-08T22:22:25.912+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XV'/><title type='text'>Lettre XV</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;...Cette nuit de décembre. Ton corps en lambeaux sur un coin de cette terre. Ces cent pas qui ne mènent nulle part et saignent les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;quelques&lt;/span&gt; mètres de ton bout de trottoir. Les voitures qui passent, ralentissent, ne s'arrêtent pas... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tu claques des dents, tu trembles, contre ton flanc tu serres ton bras. Ton odeur de mauvais gin et de sueur... Tu vas crever, c'est tout ce que tu sais encore articuler. Les seules syllabes que le rictus de ta bouche laisse passer.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une voiture &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;s'arrête&lt;/span&gt;, le conducteur te fais signe d'approcher. Penché à la portière, je n'entends pas votre échange. Il semble hésiter, s'amuser. Je sais à tes ongles qui se plantent soudain dans ton poignet que tu es sur le point de tomber. Lui regarde sa montre, réfléchis... tu le sens toi aussi qu'il va t'échapper. Alors ta main, à travers la vitre ouverte, va se poser sur son épaule, descendre sur sa poitrine... Ta bouche entrouverte , pas un cri ne sort de la mienne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sa main rattrape la tienne, son regard ma présence. Ses lèvres se mettent de nouveau à bouger ... C'est toi à présent qui te tournes vers moi....Tu me regardes, tu as entendu ce qu'il propose... Et c'est là, qui reste en suspends, n'ose pas retomber... Il suffirait de répondre oui et dans une demie heure à peine plus de douleur, plus de peine... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il suffirait d'un oui et tu y penses, et tu es déjà peut être en train de me le demander...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ta voix éclate en mille morceaux quand tu lui hurles de se tirer. Quand ton poing vient frapper si fort le toit de la voiture qu'il démarre sans tarder....&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et elle éclate encore quand, au beau milieu de la rue, tu continues de jurer avant de t'écrouler, plié en deux sur le pavé...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-1507816730968443248?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/1507816730968443248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=1507816730968443248&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1507816730968443248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1507816730968443248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xv.html' title='Lettre XV'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-1956241690774180063</id><published>2009-08-08T00:26:00.006+02:00</published><updated>2009-08-08T01:31:51.718+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XIV'/><title type='text'>Lettre XIV</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La fenêtre ouverte grande sur la nuit ne souffle pas un maux. Assise au milieu du lit, je fume une cigarette. Je regarde la place vide à côté de la mienne. Cette absence que l'on renouvelle sans trêve. Ces peaux que l'on colle à la sienne. La tienne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je pense à ce lit que nous n'avons jamais partagé. Entre des draps frais aurais tu trouvé un peu de sommeil?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je repense aux nuits à la belle étoile quand l'urgence cachait la lune. Quand les réverbères sur le trottoir brillaient comme des veilleuses oubliées. Quand, la tête posée sur le bois dur d'un banc un peu renfoncé, on attendait je ne sais quel signe... Ne pas fermer les yeux tout de suite. L'espace d'un instant espérer n'importe quel changement. Se dire alors que tout ceci au fond n'est pas vraiment possible. Au chien et loup du supportable, se penser encore capable de croire. Croire à ce lit, quelque part. A cette place. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et au final, sur ce banc, se tourner à gauche, à droite, trouver la position la plus adéquate, les bras pliés sous la joue se rendre...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Se rendre à l'évidence, se rendre à son enfer, se rendre à sa vie. Parce qu'ici, attendre l'éclaircie c'est mourir. Parce qu'ici, il faut d'abord mourir pour oser vivre.&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5367368325003949794" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 336px; CURSOR: hand; HEIGHT: 242px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Sny5DdaLNuI/AAAAAAAADCM/iejrPnnJ0qo/s400/Desktop4.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="right"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;photo : place du Minage - Angoulême &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-1956241690774180063?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/1956241690774180063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=1956241690774180063&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1956241690774180063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1956241690774180063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xiv.html' title='Lettre XIV'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/Sny5DdaLNuI/AAAAAAAADCM/iejrPnnJ0qo/s72-c/Desktop4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-1241188467569385931</id><published>2009-08-06T17:07:00.010+02:00</published><updated>2009-08-06T17:43:25.765+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XIII'/><title type='text'>Lettre XIII</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Quinze heures, un mois d'août, rempart de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;l'Est&lt;/span&gt;. L'après midi est brûlante comme celle d'aujourd'hui. Autour de nous les immeubles dorment sur leurs deux persiennes closes, les pavés sont transparents de chaleur, un chat se dore sur le banc d'à côté. La ville comme anesthésiée sous son propre poids, arrêtée. Pas même un souffle d'air pour agiter les feuilles des arbres... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nos cheveux mouillés il y a une demie heure à peine dans l'eau de la fontaine sont déjà secs, l'eau des bouteilles déjà chaudes. Ça sent le bitume fondant...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SnryKfeR-NI/AAAAAAAADAw/2rK-osRA4rU/s1600-h/rempart2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5366868168026486994" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 256px; CURSOR: hand; HEIGHT: 375px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SnryKfeR-NI/AAAAAAAADAw/2rK-osRA4rU/s400/rempart2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Allongés sur le muret, mes muscles s'engourdissent de paresse, les tiens se diluent dans les échos de ton dernier &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;fix&lt;/span&gt;... Tu luttes pour ne pas sombrer, pour ponctuer le silence de quelques mots, frôler ton absence... Ton corps calme comme la ville, vaincu. Déserteur. M'en voudras tu si je te retiens? Si j'essaie... Je pointe du doigt le fleuve en contrebas.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;- Et si on allait au bord de la mer nous aussi?!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je saute en bas du mur, le chat lève la tête un instant, mollement intrigué, s'étire lentement et à quelques mètres va s'étendre à nouveau à l'ombre... C'est vrai que tu n'as jamais vu la mer. Et cette nuit, pour nous endormir, je te l'ai racontée. Mon enfance tout près &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;d'Arcachon&lt;/span&gt;, les couleurs, les parfums... Il ne faut pas attendre une vie prochaine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu grommelles un peu, peine à ouvrir les yeux... Tu sais que je ne te laisserai jamais vraiment lâcher les rennes, même là sous ce soleil, même si c'est presque doux, presque simple. Alors tu grommelles oui, mais tu te lèves et me suis.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nos dunes sont des jardins, des rues à traverser, des grillages à escalader. L'ombre des arbres n'a pas encore l'odeur des pins mais un peu d'air s'y est faufilé et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;désserre&lt;/span&gt; l'étau de nos poumons. On suit sur un petit kilomètre les quais avant de trouver un coin de berge en pente douce. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On se laisse glisser, sans même enlever nos fringues, de l'eau jusqu'au menton. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Légers après tout ce plomb. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On est trop fatigués pour nager, on se contente de flotter gentiment, de sentir le fond vaseux remonter lentement autour de nous, chatouiller la peau nu de nos bras, comme une caresse. On plonge la tête sous l'eau. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est presque doux, presque simple de vivre aussi...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour sécher, il suffit de nous allonger dans l'herbe, face au soleil. Ta bouche sur ma joue humide, sur mon cou, ton ventre collé à ma hanche... nos corps ont échappé à la chape. Tu oublies même un instant que tu ne sais plus bander. Jusqu'à ce que ma main vienne se poser au creux laissé entre tes cuisses, que tu retiennes et serres fort mon poignet, que dans mes cheveux, dents serrées, me demandes pardon... Je souris alors, sans doute suis je en train de penser aux amants qui me viendront plus tard, bien plus tard, fiers de leur protubérance.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au creux de ton bras, à l'endroit où ta peau si sensible &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;s'électrice&lt;/span&gt; aux moindres frôlements, je pose ma langue, au rides amères de la seringue glisse mes lèvres et lentement te baise jusqu'à surprendre ton plaisir et nous laisser vainqueurs et émus au soleil.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;photo : Rempart de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;l'Est&lt;/span&gt; - &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Angoulême&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-1241188467569385931?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/1241188467569385931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=1241188467569385931&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1241188467569385931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1241188467569385931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/quinze-heures-un-mois-daout-rempart-de.html' title='Lettre XIII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SnryKfeR-NI/AAAAAAAADAw/2rK-osRA4rU/s72-c/rempart2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-1995352592617235241</id><published>2009-08-05T18:27:00.006+02:00</published><updated>2009-08-05T22:50:38.268+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XII'/><title type='text'>Lettre XII</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'essaye vainement de faire sauter un peu du vernis, d'aller creuser un peu plus profond, de remonter à ta moelle...mais n'y arrive pas. Tout est là, se bouscule même mais je n'ose pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;...&lt;em&gt;Faire sauter du vernis&lt;/em&gt;... comme si t'évoquer assis en train de faire la manche était encore un vernis! L'image acceptable. La moins vilaine. La plus montrable. Drôle d'échelle de valeurs où les barreaux sont montés à l'intérieur. Dans le pire être son meilleur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Te souviens tu de ton sourire cette nuit où ils on fait éclater ta lèvre? Nos beautés sont si souvent le fruit d'un hasard, d'un accident, d'une circonstance...d'un extérieur qui soudain nous transperce, nous habite, nous oblige à son vertige. Cette nuit là tu as pris le chemin à l'envers. C'est toi qui as transpercé la vie, dans son noir imprimé ta lumière...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ils nous suivent déjà depuis quelques rues je crois. A distance raisonnable cela dit, ce n'est sans doute pas pour nous. De toute façon, le pire est derrière. Forcément. Puisque la nuit &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;s'achève&lt;/span&gt;. Rue du chat, dans les toilettes, tu vas anesthésier un peu ton corps, refermer sa mémoire...alors ces types derrière nous...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ils nous rattrapent pourtant. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ils sont trois. Bien plus vieux que nous, qui puent l'alcool et la vulgarité. L'un d'eux me colle au mur et m'empêche de bouger. Les deux autres te tournent autour, te bousculent. Les insultes faciles ne sont pas longues à venir et tes coups de poings et pieds longs a être &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;maîtrisés&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Ce qu'ils disent, je ne m'en souviens que très mal. Treillis et cranes rasés, les "casseurs de tapins" n'ont pas un verbe qui force la mémoire. Juste le &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;dégoût&lt;/span&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce que tu réponds, je ne l'entends plus bien non plus. Je revois juste la seconde où ça bascule...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L'un d'eux te prend par les cheveux et tire ta tête en arrière, l'autre enfonce ses doigts dans ta gorge et t'ordonne de sucer. Je revois la nausée qui emplit ta bouche, le haut le coeur qui un instant te fait &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;t'effondrer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; sur toi, le regard que tu plantes dans le mien...et le cri du mec aux grands doigts quand tu le mords d'un coup sec. Son poing vient éclater ta &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;pommette&lt;/span&gt;, ton sourire a un goût de défaite. Un grand coup de pied dans la porte des toilettes et ils te jettent à l'intérieur avant de refermer la porte sur vous...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Serrée de près, la joue contre le mur, je ne peux rien faire, je peux juste écouter. A l'intérieur, entendre des bruits de lutte, des coups...un corps qui tombe sur le carrelage. Puis le silence. Quelques instants. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ils ressortent tous les deux, sur leurs visages, ton sourire en transfert. &lt;em&gt;Grands doigts&lt;/em&gt; s'approche de moi, caresse mes cheveux... Je ne veux pas avoir peur. Si ça doit arriver que ça arrive vite. Je veux juste te revoir, tant pis s'il faut en passer par là. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais non, je n'y passerai pas cette nuit. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je n'y passerai pas parce que je viens de me faire pipi dessus et que ça les fait mourir de rire. Ils s'écartent de moi et remontent la rue sans se presser...mon dieu qu'est ce qu'ils t'ont fait...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le corps sur le &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;carrelage&lt;/span&gt; c'est le tien. Visage en ecchymoses, à moitié déshabillé, trempé, les yeux gainés de sang, ton sourire revient timide, désolé... Me croira &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;t'on&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; jamais si j'ose dire qu'à cet instant tu m'es apparu si...grand! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quand je t'aide à te relever, l'odeur me saute au nez. Tes cheveux en sont trempés. Tu me le confirmes dans un rire nerveux, ils t'ont tous deux pissé dessus...Mais ce &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;n'est&lt;/span&gt; pas grave &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;répètes&lt;/span&gt; tu, tu &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;t'inquiètes&lt;/span&gt; pour moi. Et &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;lorsque&lt;/span&gt; tu vois la tache humide entre mes cuisses, maladroit et nerveux tu retires mon jean sans rien dire. Te &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;traînes&lt;/span&gt; jusqu'au lavabo, mouilles le reste de ton tee &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;shirt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; et, à quatre pattes, viens laver mes jambes, mes cuisses.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tu es là, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;devant&lt;/span&gt; moi , ruisselant de sang et de pisse, d'humiliation et de nuit et sur ma peau pourtant ta main est si douce et légère...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors Grand oui. Même ici. Même sans public. Comme une lumière inversée. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-1995352592617235241?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/1995352592617235241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=1995352592617235241&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1995352592617235241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/1995352592617235241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xii.html' title='Lettre XII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-3601192043711993365</id><published>2009-08-01T15:58:00.009+02:00</published><updated>2009-08-01T17:55:34.975+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre XI'/><title type='text'>Lettre XI</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Un matin de manche. Comme à peu près tous les matins. On est assis juste à l'entrée du Monoprix. Deux heures déjà...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tu n'as pas de chien alors ils sont rares ceux qui pensent à s'attendrir et à fouiller dans leur poche. Et puis tu ne tends pas la main non plus, tu ne leur laisses pas de prise. Tu as bricolé une bouteille en plastique, posée juste à côté de toi, la seule concession que tu t'autorises, le seul compromis trouvé entre ta fierté et le besoin de bouffer. Les trompettes de tes victoires sont greffées au gargouillis de ton estomac. Champ de bataille, champ d'honneur et de déshonneur, tout à la fois....au fond, qui de ton corps ou toi habite l'autre, le soumet et le suspend?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques centimes au fond de la bouteille coupée, c'est toi qui les y a mis. Tu appelles ça le "marketing de la tripe vide". Surjouer la misère, donner un peu à voir, pour qu'ils se mettent à y croire aussi, aient envie de participer, ne pas se sentir trop distancé...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les portes automatiques vont et viennent, valsent sur leurs rails silencieux. A chaque fois qu'elles s'ouvrent nous parvient un peu plus fort la musique du magasin. Passe alors cette chanson que j'aime bien. Je me mets à fredonner son air, tu emboîtes mollement mon pas. Tu baragouines entre les dents ton anglais de contre façon, je me demande bien de toute façon où tu aurais trouvé le temps de l'apprendre... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et puis vient le refrain, facile... "kiss me, please kiss me". Ta voix se fait plus forte, voilà que soudain tu l'aimes bien aussi cet air là. Dans le gobelet en plastique 90 centimes peut être, tu te relèves d'un bond, ramasses le tout.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Kiss me, please kiss me&lt;/em&gt;...il est temps oui de lever le camp. De vivre autrement que par terre. Au moins le temps d'une chanson. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tu me prends par la main, on entre dans le magasin. Tu files comme un chat, slalomes vite, j'ai du mal à suivre... Le refrain à nouveau, à plein poumons, le bonheur te va bien... et au fond c'est peut être ça le pire, les légitimités qui se referment. Et les raisons que l'on invente pour ne pas, contre le mur, se taper trop fort la tête.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Rayon biscuits... coup d'oeil à droite, à gauche... tu rafles deux paquets et on détale. Nous n'avons pas le temps d'entendre la fin de la chanson, un vigile déjà nous galope aux talons...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Assis les pieds dans le vide, au soleil, ils sont bons les petits beurres de ce matin. Ils sont bons quand on a faim, quand on a couru à perdre haleine, pour rien, parce que juste on est en vie. Oui, ils sont bons parce qu'ils ont le goût de la vie qui n'en finit pas d'irriguer tes veines. Même en dessous de l'héro que tu draines, il y a tout ton corps qui résiste encore. Qui s'accrochent, qui réclament lui aussi, plus fort que la mort. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Kiss me, please kiss me&lt;/em&gt;... Cette fois c'est moi qui le demande. Mordre à l'éclaircie de tes lèvres, là, maintenant. Vivre en resquilleur, sans jamais passer par la case bon payeur. La voir, la serrer, vite, sans droit de visite. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tes lèvres, parce que tout là l'heure elles trembleront sûrement quand il n'y aura plus assez de musique dans tes veines pour faire danser, pour faire semblant. Parce que tout à l'heure, une queue à la main, quelqu'un viendra les forcer et déchirer encore une fois demain. Parce que, tu ne le sais pas, mais à cet instant, le coeur affolé dans ma poitrine c'est de ta vie qu'il bat le trop plein.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;object height="224" width="305"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/rWSBoCrJcY4&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;border=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/rWSBoCrJcY4&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="305" height="224"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-3601192043711993365?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/3601192043711993365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=3601192043711993365&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3601192043711993365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3601192043711993365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/08/lettre-xi.html' title='Lettre XI'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-688017689470974672</id><published>2009-07-31T20:56:00.007+02:00</published><updated>2009-07-31T21:58:56.211+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre X'/><title type='text'>Lettre X</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SnNCIxLSmII/AAAAAAAAC_Y/tC_L5HmHiik/s1600-h/seb2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364704299535472770" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 146px; CURSOR: hand; HEIGHT: 323px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SnNCIxLSmII/AAAAAAAAC_Y/tC_L5HmHiik/s400/seb2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Cette photo...je la croyais perdue. Déchirée par toi ou par moi... Puis voilà que je l'ai retrouvée il y a quelques jours, glissée entre des liasses de papiers anodins. Je te cherche, et voilà que c'est toi qui viens à mes devants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que tu étais jeune...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut le froid de cette pièce à conviction pour que cette évidence soudain me saute à la gorge. Je te voyais tellement plus vieux, tellement plus fort... Il fallait se leurrer pour avancer, ne pas se regarder du dehors. Le recul est terrifiant, je crois qu'il nous aurait fait tomber. Ou capituler bien avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité se digère et ni toi ni moi n'avions encore les bonnes dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-688017689470974672?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/688017689470974672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=688017689470974672&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/688017689470974672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/688017689470974672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/lettre-x.html' title='Lettre X'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SnNCIxLSmII/AAAAAAAAC_Y/tC_L5HmHiik/s72-c/seb2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-4092585054041564879</id><published>2009-07-30T17:06:00.013+02:00</published><updated>2009-07-31T21:52:17.241+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre IX'/><title type='text'>Lettre IX</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SnNLXHTirtI/AAAAAAAAC_g/mOFekeAYAu8/s1600-h/toilettes+2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364714441598480082" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 232px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SnNLXHTirtI/AAAAAAAAC_g/mOFekeAYAu8/s400/toilettes+2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tu as la peau dur, tu sais. Te frôler est parfois une gifle. Ce n'est pas toujours joli d'ouvrir les yeux sur les endroits où tu as du fermer les tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est mon dernier jour ici. Mes pas reconnaissent le chemin. Le petit matin bleu n'a rien compris je crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'a été détruit, les toilettes sont toujours là, insalubres et crasseuses, mais la porte est désormais fermée à clef. Je ne peux que coller le nez aux carreaux. Collée à la vitre, faire battre mes paupières pour &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;réapprivoiser&lt;/span&gt; l'obscurité, certaines couleurs ne viennent qu'après la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cuvette à droite et sa porte qui ne ferme pas. A gauche les urinoirs qui n'ont je crois jamais été scellés au mur et qui macèrent sur le carrelage pisseux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense à ce vieux clodo que nous croisions souvent là, accroché à son litron de mauvais rouge et vociférant sans fin ses injures... Je repense au décompte absurde que j'égrenais alors : un mois, un an...combien de temps encore avant que la vie ne te rattrape aussi mal qu'elle l'avait fait avec lui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a entre ces quatre murs tes insomnies et tes shoots, tes passes et tes impairs. Il y a l'inconcevable et &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;l'insupportable&lt;/span&gt;. Il y a les mots que je ne sais pas encore dire, fichés dans la gorge. Les mots qui se cognent et se &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;traînent&lt;/span&gt;, cherchent la sortie, cherchent l'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commencer par coller au carreau l'objectif... et clic. Une image, une &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;brèche&lt;/span&gt;, une prise, une entaille comme dans l'arbre... Le reste va venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;em&gt;photo : toilette publique - rue du chat - &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Angoulême&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-4092585054041564879?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/4092585054041564879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=4092585054041564879&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4092585054041564879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4092585054041564879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/blog-post.html' title='Lettre IX'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_MOfbiT420YM/SnNLXHTirtI/AAAAAAAAC_g/mOFekeAYAu8/s72-c/toilettes+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-8538598393914845255</id><published>2009-07-27T09:43:00.005+02:00</published><updated>2009-07-27T10:18:45.434+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre VIII'/><title type='text'>Lettre VIII</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai triché. Ou plutôt, non, je me suis cachée sous le sourire de la banalité. Un déjeuner en ville sous les &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;marronniers&lt;/span&gt; et les parasols ouverts. Après le digestif prétexter l'envie d'une promenade. Faire mine de se laisser mener par le hasard, une rue, puis l'autre...et arriver pile à l'endroit désiré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà quinze ans que je n'y avais mis les pieds. Même trottoir, mêmes pavés, même muret... Même pas extraordinaire me soufflent ceux qui m'accompagnent. J'acquiesce. Comment leur dire que je suis arrivée?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et lorsqu'ils rient de me voir soudain photographier l'ombre de ce réverbère sur le mur, j'acquiesce encore. J'en rajoute même: c'est n'importe quoi, oui, de prendre ce réverbère, il en existe des milliers, il n'est ni plus plus beau ni plus laid que les autres. C'est juste ta silhouette que je sais avoir &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;frôlé&lt;/span&gt; ces angles là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils rient de plus belle lorsque je m'écarte de quelques pas pour prendre ce banc qui n'a rien semble &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;t'il&lt;/span&gt; à raconter. Je souris moi aussi, même si j'ai envie de pleurer, j'inverse la musique de mes lèvres pour changer d'air, prendre le leur, glisser en silence sur le tien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviendrai, ce soir, demain. Seule.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-8538598393914845255?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/8538598393914845255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=8538598393914845255&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/8538598393914845255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/8538598393914845255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/lettre-viii.html' title='Lettre VIII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-6617745554294447404</id><published>2009-07-20T16:35:00.007+02:00</published><updated>2009-07-20T16:58:57.806+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans quelques heures, je vais prendre un train. Et ce train va me ramener à ton chevet, dans la ville où tu as, dit on, un jour existé. J'ai dans ma valise un appareil photo et dans la tête les chemins à suivre. Ces endroits il y a longtemps que je ne les ai pas arpentés, consciencieusement évités même. Noir et blanc, sur un écran, je vais pourtant tenter de les épingler.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Parce qu'entre savoir et voir, il n'y a pas qu'une syllabe à franchir mais tout un monde de sens à reconquérir. Qui sait s'il n'est pas resté quelques lambeaux de toi accrochés à un banc, un arbre, un bout de trottoir... Lambeaux laissés au silence, fichés dans l'apparente indifférence, mais il suffit d'un peu de vent, je crois, pour les entendre claquer à nouveau et se cicatriser à ta peau.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, je vais pour quelques jours éteindre ici ma voix, chercher la leur là bas. Étoffer ta silhouette et donner à voir le décor de ton histoire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-6617745554294447404?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/6617745554294447404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=6617745554294447404&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/6617745554294447404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/6617745554294447404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/dans-quelques-heures-je-vais-prendre-un.html' title=''/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-3739825176715356697</id><published>2009-07-19T23:40:00.009+02:00</published><updated>2009-08-08T02:08:19.083+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre VII'/><title type='text'>Lettre VII</title><content type='html'>"Non, aujourd'hui on part. On part en vacances! "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ta phrase tombe au milieu de notre nulle part. Ricoche entre un mur en ciment et un grillage à moitié défoncé, rebondit contre une poubelle et va s'étaler sur un papier gras. Elle est marrante avec sa bobine de contorsionniste c'est vrai, mais je n'ai pas envie de rire. Il y a des jours comme ça où je n'arrive plus à sourire. A faire comme si sous tes ongles il n'y avait pas un peu trop de noir et de poussière, sous tes yeux trop de bleu, sous ta peau trop de creux...et dans mon pouvoir trop d'impuissance. Alors ta phrase est jolie oui, et le ciel au printemps, mais ils sont trop petits ces paravents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois rues plus loin, c'est l'entrée du Jardin Vert. On traverse quelques allées et tu décides que ce sera là, devant ce par terre, sur ce pan de pelouse qui se déroule. Un des coins les plus tranquilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sors de ta poche un peu d'herbe que nous fumons sans trop rien nous dire. Je n'ose pas m'immiscer dans tes silences, je ne sais jamais quels cadavres tu es en train d'y noyer. Allongés dans l'herbe, face au soleil, je glisse juste ma main dans la tienne. Le printemps nous peint les paupières en orange, la chaleur évapore les restes de la nuit dernière. Je repense aux grands draps blancs que ma grand mère étendait à l'été sur le grand pré qui bordait la maison. Cette odeur de propre et de lavande qui revenait toutes les semaines, si simple, à portée de mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un groupe de lycéens vient s'installer à quelques mètres de nous. Ils sont cinq, six, deux, trois ans de plus que nous peut être. Ils ont des airs de vacances c'est vrai : tee-shirts, bermudas, claquettes. Le thermomètre doit frôler les 28, 29°. Tu dois mourir de chaud dans ton pull...Je m'apprête à t'en faire la réflexion mais me retiens. Bien sûr que tu ne peux pas le retirer, ni même relever tes manches...Le pli de ton bras gauche vire au mauve sombre. C'était une petite tâche au départ mais qui lentement s'étend. Avec en son coeur un minuscule petit trou où brille une plus minuscule encore goutte de sang. Petite bille d'en vie. C'est par là que tu meurs et que tu vis, le point d'où partent les fils qui te déroulent le long des jours, t'enroulent et t'écorchent, les cartes de ton autopsie. Tu ne veux pas que je regarde, tu dis que c'est toi qui est en train de pourrir, que ce n'est pas la peine d'être deux à voir ça... Oh! Il faudrait que je te dise un jour. Te dise que la beauté est au premier qui passe, qu'on s'en fout, que le reste s'apprivoise. Que c'est à tes failles que je m'attache, que je m'encorde. Que les jolis vernis se décolorent bien vite. Que c'est aux déformations de ses veines que l'on reconnaît l'essence de l'arbre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'un des lycéens se tourne vers nous et nous interpelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On peut vous emprunter une ou deux feuilles?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paquet est posé sur ton ventre, tu lui envoies en esquissant un sourire, les yeux à demi fermés. Le garçon échange deux trois mots avec moi tout en roulant son join. Je ne me souviens plus de son prénom. Il est du lycée juste à côté. Nous...nous on est d'ailleurs, pas ici... "en vacances" rajoutes tu et je ne peux m'empêcher de rire. Un rire qui dure longtemps. Ils pensent que je suis un peu défoncé je crois. Ils ont avec eux un petit transistor qui joue Marley. Encore quelques mots échangés, ils nous proposent de se joindre à eux mais une des filles présente souffle de nous laisser un peu à notre intimité. Je crois que je rougis un peu.&lt;br /&gt;Je repose ma tête à côté de la tienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soleil, cette musique, toi... Ils ont cru! tu te rends compte? Tout cru. Que nous étions lycéens, comme eux, que nous nous offrions une après midi buissonnière, comme eux. Ils sont bons ces regards là. Il était bon le regard de cette longue fille sur toi. Elle t'a désiré l'espace d'un instant. L'espace d'un instant tu as été vivant, hors de toute cette simple mécanique physique. Vivant malgré toi, sans te porter à bout de bras...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-3739825176715356697?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/3739825176715356697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=3739825176715356697&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3739825176715356697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/3739825176715356697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/lettre-vii.html' title='Lettre VII'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-7741731992557633146</id><published>2009-07-18T16:49:00.005+02:00</published><updated>2009-07-19T02:12:33.500+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre V'/><title type='text'>Lettre V</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est difficile tu sais. Plus dur que ce que j'imaginais encore. Parler de toi... Assez pour qu'ils te voient, pas trop pour qu'ils m'oublient. Je cherche la juste distante. Leur prêter mon regard sur toi mais ne faire de ce dernier qu'un détail.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je suis brouillonne, n'ai aucun plan, m'interdis toute relecture... Ne pas écrire, dire. Juste ça. Mais pour qu'ils écoutent, il faut bien séduire. Les éloigner de toi, les rapprocher de moi pour mieux les &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;entraîner&lt;/span&gt; par là suite... Quel jeu dis moi... Tu n'aurais pas aimé je crois.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais alors quoi? Balancer sans ne rien calculer?... Je pourrais oui, sans ne rien passer par mon filtre. Les faits, rien que les faits. Tu aurais des accents de faits divers, des relents de misère, des odeurs de pisse et d'insomnie. Ils verront oui, ils verront ce qui a fait ta vie, ce qui a été ton décor, ce qui a été ton jour après jour... mais toi? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous ne sommes que ce que l'on inspire. Et je t'ai respiré jusque dans mes tripes. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-7741731992557633146?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/7741731992557633146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=7741731992557633146&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7741731992557633146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7741731992557633146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/lettre-v.html' title='Lettre V'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-7973779413254601150</id><published>2009-07-17T02:35:00.003+02:00</published><updated>2009-07-19T02:12:22.352+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre IV'/><title type='text'>Lettre IV</title><content type='html'>Je me suis endormie au petit matin, les fenêtres grandes ouvertes, et c'est le cliquetis des gouttes sur le parquet qui doucement me réveille. De mon lit, je ne vois que le haut du ciel. Un ciel de coton, gris tranquille.&lt;br /&gt;La pluie aussi est tranquille et sereine. J'aime ce temps de novembre perdu en plein juillet, j'aime voir ma peau qui frissonne avant de remonter le drap plus haut sur mes épaules.&lt;br /&gt;Je ferme les yeux, en bas sur le trottoir, la musique des flaques. Cet air que rien ne change...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'entends déjà ainsi, identique, ce matin là. J'allonge mon pas à son rythme, je te rejoins. Il y a un café sur cette petite place mais tu ne m'y attends pas. Tu es assis dans la cabine téléphonique. Les genoux sous le menton, tu ne m'as pas entendu arriver je crois. Tu es trempé, je ne vois que ton profil. Tu as de longs cils et sur l'un d'eux encore accrochée une goutte de pluie. La même que celles qui &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;s'égrènent&lt;/span&gt; en chapelet de tes cheveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu tournes la tête, un clignement de paupières, la goutte a disparu, tu me souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai de quoi aller prendre deux cafés, nous serons au chaud, il y a juste à retraverser la place. Et puis j'ai mon parapluie. La salle du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;rez&lt;/span&gt; de chaussée semble bondée mais j'ai &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;repéré&lt;/span&gt; une petite table en passant devant. Tu m'écoutes, regardes dans la direction du bar..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton pull , trois fois trop grand pour toi, te tombe jusqu'aux genoux et te colle aux os. Il y a des trous à la base des manches dans lesquels tu as glissé tes pouces, je ne vois que le bout des tes phalanges rougies de froid. Et ton omoplate droite saillante sous la laine, la tension de tes muscles sous la veine bleutée de ton cou, la fine &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;mèche&lt;/span&gt; de cheveux collée sur ta &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;mâchoire&lt;/span&gt; un peu crispée, tes narines fines qui palpitent ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois tout soudain. Je ne regarde plus. Il n'est plus question de choix. Je ne décide plus de te regarder, je te vois, y suis obligée. Ton évidence éclate dans ma rétine. Je me fous de la pluie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu m'aimes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop d'évidence encore, je ne te réponds pas. Demande moi si je respire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors viens. Viens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu prends mon parapluie et l'enfonce dans la poubelle. Tu me prends la main et m'aide à enjamber le muret qui nous sépare du petit parc qui, à cet endroit, descend entre pelouse et pierres glissantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ils sont tous rentrés, mais pas nous. Sens! Sens comme ta peau brûle, comme elle a soif! Et c'est la même eau. La même eau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu nous plantes au milieu de la descente, t'allonges dans l'herbe détrempée et me fais me coucher sur toi. &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Calée&lt;/span&gt; entre tes cuisses, la tête sur ta poitrine, le ciel est presque blanc à force d'être gris, la lumière m'aveugle, je ferme les yeux. Tes doigts décollent doucement les cheveux égarés sur mon visage, tu m'offres à la pluie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La même eau qui nous trempe... C'est notre cadeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ta main s'est posée sur mon front glacé et brûlant...L'odeur de la terre se mêle à celle de la laine. Une lente vapeur &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;s'élève&lt;/span&gt; de nos corps, presque palpable, et nous enveloppe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'avons rien c'est vrai, rien que tout le reste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-7973779413254601150?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/7973779413254601150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=7973779413254601150&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7973779413254601150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/7973779413254601150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/lettre-iv.html' title='Lettre IV'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-4996935219613037661</id><published>2009-07-15T01:30:00.009+02:00</published><updated>2009-07-19T02:12:07.902+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre III'/><title type='text'>Lettre III</title><content type='html'>Nuit d'insomnie... Je repense aux tiennes. Toi qui ne dormais quasiment jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour je t'ai demandé comment tu pouvais ainsi tenir, avec à peine quelques heures de sommeil par jour. Tu m'as répondu "&lt;em&gt;mais je passe ma vie à dormir! Quand je fais la manche, quand je me défonce...quand ils me défoncent. J'ai même pas à fermer les yeux, juste à pas être concerné... C'est facile"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es en train de te rouler une clope, je tombe de fatigue, je m'accroche à tes gestes pour ne pas sombrer... à tes mots, à ton corps. Tu t'es battu il y a quelques jours. Je ne sais plus à quel propos, la rue n'en a pas toujours besoin de toute façon. Il y a sur ton bras nu une longue estafilade rouge, encore boursouflée....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;..."&lt;em&gt;juste à pas être concerné&lt;/em&gt;"...&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Je me demande où est planquée ton âme. Qui au dessus ou en dessous de toi a construit ce dédale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ton corps?... Ton corps qui l'entend encore sous l'anesthésie que tu généralises? Il suffirait de ne pas écouter pour le faire taire?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et même, même si c'était vrai, où vont ses silences...&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ta langue glisse sur le papier cigarette, tes lèvres dansent.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;..."C'est quand je les ferme que je me réveille..mais je me supporte pas. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;J'suis&lt;/span&gt; trop laid quand y a plus que moi à voir...quand y a plus d'excuses à tout ça&lt;/em&gt;"... Ta main trace une grand arc dans le ciel, comme un sourire, puis se pose sur ma joue "&lt;em&gt;dors un peu toi, tu as mauvaise mine&lt;/em&gt;".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-4996935219613037661?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/4996935219613037661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=4996935219613037661&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4996935219613037661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/4996935219613037661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/lettre-iii.html' title='Lettre III'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-6615992087807577087</id><published>2009-07-13T18:53:00.005+02:00</published><updated>2009-07-19T02:11:58.067+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre II'/><title type='text'>Lettre II</title><content type='html'>J'ai toujours eu le verbe facile. Que j'ai su ou non en user avec talent est, au final, un point de détail. La chose est que les mots m'ont rarement opposé résistance. Ils se sont toujours facilement pliés à mon humeur du moment. Ils ont été cris lorsque je ne parvenais plus à articuler, frôlements quand je me sentais lointaine, griffures lorsque je me voulais chienne, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de fois ai je essayé, vainement, d'esquisser tes contours de quelques mots, te souligner de quelques phrases, t'habiller de paragraphes...? Du plus cru au plus métaphorique. Avec ou sans gant. Langue chatié ou ordurière.&lt;br /&gt;Mille fois j'ai tenté de t'extirper. Pas une fois je n'y suis parvenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant si je n'ai bien qu'une seule chose qui me tienne à cœur et à raison, c'est bien celle çi. Parler de toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi?...sourire...Voilà des années que je tourne autour de cette question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La colère a été longtemps une raison. Une mauvaise. Aujourd'hui...&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai envie d'aimer les autres et leur faire ce cadeau. Cadeau de toi. Peu importe qu'ils n'aient pas su te voir par eux seuls, peu importe si aucun n'a su apaiser tes pleurs...Je n'ai pas plus réussi qu'eux... Ils méritent de te savoir, même avec tout ce retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai jamais su parler de toi, c'est vrai, mais j'ai su glisser ton empreinte de çi de là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme cette chanson. Je l'ai faite écouter. Souvent. Sans rien dire mais sachant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;object width="250" height="220"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1CnCWAncnwE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6&amp;border=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/1CnCWAncnwE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6&amp;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="250" height="220"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est tôt ce matin là et je t'attends. Les écouteurs dans les oreilles, c'est cette musique. Quand tu me rejoins, juste derrière un mur du rempart, dos à la pierre, dans mes bras, de la nuit qui vient de passer nous ne parlons pas. Tu as quinze ans et tu sens l'alcool et le sperme. Je n'ai pas les épaules et pourtant tu t'y appuies. Tu respires un peu vite, trop, ton corps tremble un peu, trop lui aussi. Tu prends un des écouteurs, glisse ta tête sur mes genoux... Tu es « un peu fatigué » me dis tu. Doucement, à voix basse, comme si tu t'en excusais... Je monte le son de la musique. Je ne sais pas quoi répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je ne sais toujours pas aujourd'hui...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-6615992087807577087?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/6615992087807577087/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=6615992087807577087&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/6615992087807577087'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/6615992087807577087'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/lettre-ii.html' title='Lettre II'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4480458742232942698.post-6700638594690186571</id><published>2009-07-11T02:00:00.007+02:00</published><updated>2009-07-19T02:11:43.065+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre I'/><title type='text'>Lettre I</title><content type='html'>Je ne sais pas bien par où commencer...Peut être par mes excuses...tout ce retard...&lt;br /&gt;Ce rendez vous combien d'années déjà que tu me l'as donné? Et tout ce temps tu m'as attendu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été longue à tenir ma promesse, j'avais sans doute peur de la perdre. Il fallait que je la serre, qu'à l'étouffer je la tienne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quinze ans.!.. Quinze ans tu te rends compte?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était l'âge que nous avions... Et demain j'en aurais trente. Trente ans, tes quinze ans plus les miens. J'ai la place à présent de ta vie et de la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laisse moi te regarder un instant... Tu n'as pas changé... J'avais si peur d'avoir effacé ton image tu sais... J'avais oublié que tu n'avais plus à vieillir... J'avais oublié que rien ne m'empêchait de te sourire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi?...Moi, j'ai changé je crois. J'ai été longue à apprivoiser les miroirs qui ne te &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;réfléchissaient&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; plus, à retrouver le &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;goût&lt;/span&gt; de voir. Et puis, il a fallut que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;j'apprenne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; à marcher, je n'ai longtemps eu que la pointure de ton pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait un long chemin tu sais, et j'en ai emprunté des détours pour t'éviter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais mes valises sont pleines tu vois. Ce sont les tiennes. Elles ne m'ont pas quittée. Elles m'ont fait trébucher parfois, ont ralenti mon pas. Elles m'ont aidée à prendre des trains quelques fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pourquoi je suis venue n'est ce pas?... Tu n'avais pas de papier, pas de nom, pas d'histoire... Ils t'ont fermé les yeux et tous t'ont oublié. Il ne faut pas leur en vouloir, mais il te reste juste ma mémoire. Et elle est bien trop étroite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pour ça que je viens te chercher... Te faire une place aujourd'hui que j'ai trouvé la mienne.&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-corrected"&gt;Ça&lt;/span&gt; ne changera rien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou ça changera tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est déjà plus ce qui importe...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4480458742232942698-6700638594690186571?l=l-etre-ouverte.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/feeds/6700638594690186571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4480458742232942698&amp;postID=6700638594690186571&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/6700638594690186571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4480458742232942698/posts/default/6700638594690186571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-etre-ouverte.blogspot.com/2009/07/lettre-i.html' title='Lettre I'/><author><name>Cécile Fargue Schouler</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10907269060324797343</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-xVy36HeOUKs/Tw2IeddqZbI/AAAAAAAAFXw/HJN-21Mbsxw/s220/388667_2190199802710_1478564939_32025157_1298708904_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry></feed>
